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Youssou N’Dour : « Dans "Birima", on voulait aussi parler des dirigeants qui s’accrochent au pouvoir »

D’emblée, il tient à le préciser : son spectacle n’est pas une comédie musicale. Ici, pas question de claquettes ni de grands tableaux dansés, « Birima » est un conte qui veut coller au plus proche de la réalité. Car si on connaît la chanson « Birima » de Youssou N’Dour, Birima Ngoné Latyr Fall était avant tout un souverain sénégalais du XIXe siècle.

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« Une fois par an, il sortait pour parler à son peuple et régler les conflits », détaille Youssou N’Dour. Le spectacle, écrit à quatre mains avec le guitariste Pape Oumar Ngom pendant la crise sanitaire, reconstitue une de ces mythiques assemblées où se croisaient agriculteurs, pêcheurs et ­villageois. « C’était très festif, mais il y avait aussi des tensions. Birima avait fait l’erreur de promettre le trône à deux personnes ; leur dispute est un des points culminants de la pièce. »

Sur scène, une quarantaine d’artistes, musiciens, ­danseurs, un joli décor, des costumes colorés. « Ah, ça me change de mes concerts à quinze maximum ! » s’exclame Youssou N’Dour, en riant. Pour autant, ses chansons les plus connues sont bien là, chacune posée en écho à l’histoire d’un des personnages.​

Mais Youssou N’Dour ne serait pas Youssou N’Dour si son show ne comportait pas un message politique. « On voulait parler de ­l’environnement d’abord, mais aussi des dirigeants qui s’accrochent au pouvoir, de ceux qui le veulent à tout prix, et de toutes ces ­promesses non tenues...


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