Yann Eliès : "Les femmes naviguent plus intelligemment que les hommes"

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Yann Eliès vient de terminer 10ème de la Transat en double Concarneau-Saint-Barthélemy. À 47 ans, le skipper ne manque pas de projets : il sera au départ de la prochaine Transat Jacques Vabre, en duo avec Sébastien Simon, en octobre prochain. Portrait.

« Notre bateau c’est ce qui nous fait gagner, mais c’est aussi ce qui nous fait rentrer à la maison. » En quelques mots choisis, Yann Eliès résume l’indispensable d’un coureur au large : ménager sa monture. Le 18 décembre 2008, lors de son premier Vendée Globe, ce dur à cuire, a bien failli y rester. Alors à 800 milles des côtes australiennes, le breton est victime d’un accident. Son bateau plante dans une vague à 20 nœuds. Il est éjecté, et sa jambe cède à l’impact. Yann souffre d’une fracture du fémur gauche et vit un véritable calvaire au milieu du Pacifique. Le voilà prisonnier des mers du Sud durant 36 heures à attendre les secours. Il lui a fallu des mois pour se remettre de ses blessures et reprendre la navigation. « Le plus dur était mentalement, détaille-t-il. Cet épisode reste ancré en moi. » Moins tête brulée qu’auparavant, Yann Eliès a depuis appris à naviguer différemment. Sourire affable et regard malicieux, le skipper admire ses concurrentes féminines qui, malgré leur large infériorité numérique dans l’histoire du Vendée Globe, restent plus performantes sur cette course. Une navigation « plus intelligente » qu’il tente d’embrasser, à l’aube de ses cinquante ans.

Yann Eliès et Martin Le Pape à leur arrivée à Saint-Barth.
Yann Eliès et Martin Le Pape à leur arrivée à Saint-Barth.

Yann Eliès et Martin Le Pape à leur arrivée à Saint-Barth. (...)
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