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XV de France: la FFR ne veut pas se retrouver coincée au Stade de France

Les deux candidats à la concession du Stade de France doivent "comprendre qu'il faut qu'ils nous fassent des propositions sérieuses", a confié à l'AFP le président de la Fédération française de rugby Florian Grill. "Sinon, on ira jouer ailleurs."
"Chaque match non joué au Stade de France, c'était un manque à gagner en résultat de deux millions d'euros (...) J'ai fixé trois règles aux candidats à la reprise: il faut que le loyer n'augmente pas et même que les revenus augmentent, qu'on soit compensé pendant les travaux s'il y en a, et qu'on puisse à notre rythme, être partie prenante du sujet et monter au tour de table", a expliqué Florian Grill. "Pour l'instant, sur les premières conversations qu'on a, le cahier des charges n'est pas rempli. Donc je ne ferme pas la porte au fait de continuer à jouer en province, si je n'ai pas d'éléments satisfaisants au Stade de France. Voire de jouer ailleurs", a poursuivi le patron du rugby français.

"On saura trouver des solutions alternatives"

L'Etat, propriétaire de l'enceinte dyonisienne, a lancé en mars 2023 deux procédures en parallèle: celle d'une vente et celle du renouvellement de concession. La concession actuelle octroyée en 1995 au consortium Vinci-Bouygues (deux tiers, un tiers) arrive en effet à échéance en juin 2025. Il ne reste que deux offres en lice et uniquement pour une concession: le consortium Vinci/Bouygues, et le groupe évènementiel GL Events associé à "Paris Entertainment Company", l'ex-société anonyme d'exploitation SAE POPB, détenue majoritairement par la ville de Paris. Ces deux candidats ont été auditionnés début février par l'Etat. "La Ligue nationale de rugby a fait une délocalisation en Espagne (à San Sebastian pour les demi-finales du Top 14), qui a été un immense succès. Si le Stade de France n'apporte pas des solutions satisfaisantes pour la Fédération française de rugby (...) on saura trouver des solutions alternatives", a encore expliqué Grill.

"La négociation est ouverte"

"On va discuter, la négociation est ouverte. Maintenant, il faut que l'un des deux acteurs comprenne que, s'il veut avoir la Fédération française de rugby, il faut qu'il en fasse beaucoup plus. Sinon, ils se débrouilleront pour rentabiliser avec les autres activités", a-t-il conclu.
La FFR accuse un déficit d'exploitation d'environ 40 millions d'euros sur deux ans. "Il faut qu'on fasse 10 millions d'euros d'économie et qu'on aille chercher 5 millions d'euros de recette nette additionnels", a détaillé Grill. En raison de travaux de rénovation avant les JO 2024, le XV de France, qui évolue traditionnellement au Stade de France, a disputé ses matches à domicile dans le Tournoi des six nations à Marseille (contre l'Irlande) et à Lille (face à l'Italie) avant de recevoir l'Angleterre à Lyon, le 16 mars.

Article original publié sur RMC Sport