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XV de France: "Au début, j'avais des doutes", Jelonch raconte comment il a gagné son pari fou

XV de France: "Au début, j'avais des doutes", Jelonch raconte comment il a gagné son pari fou

On l'avait laissé le 26 février dernier, quittant la pelouse du Stade de France après un quart d'heure de jeu lors de la victoire du XV de France sur l'Écosse dans le Tournoi des VI Nations (32-21). Six mois après son opération à la suite d'une rupture des ligaments croisés d'un genou, Anthony Jelonch va retrouver les Bleus, titulaire et même capitaine face à l'Uruguay ce jeudi lors du deuxième match de son équipe en Coupe du monde (21h), six jours après le succès convaincant contre la Nouvelle-Zélande (27-13).

"Mon genou tient bien, j'ai le feu vert et tous les chirurgiens et kinés qui m'ont suivis depuis le début. Dans ma tête, je suis à 100%"

"Je me suis fait opérer le 6 mars, ça fait un peu plus de six mois, rappelle-t-il ce mardi en conférence de presse, à l'avant-veille du coup d'envoi. Au début, j'avais des doutes mais j'avais toujours en ligne de mire cette Coupe du monde. Chaque étape se passait avec succès".

Avant de revenir sur les étapes de son retour: "Je ne rentrais pas dans une routine, ça a été le truc le plus positif pour moi. Je me suis donné les moyens de pouvoir accrocher cette Coupe du monde. Je donnerai tout parce que mon genou tient bien, j'ai le feu vert et tous les chirurgiens et kinés qui m'ont suivis depuis le début. Dans ma tête, je suis à 100%. Avec ça, on peut réussir de belles choses".

"Je n'ai plus qu'une hâte, c'est être jeudi soir et que le coup d'envoi soit tapé"

"Cette blessure m'aura fait beaucoup de bien et m'aura fait grandir, ajoute-t-il, racontant ensuite comment il a appris sa titularisation. Fabien m'avait dit: 'C'est toi qui choisis maintenant le match que tu veux jouer'. J'ai dit: 'Le plus vite possible'. Je me sens prêt et il m'a annoncé que j'étais captaine ce week-end. J'étais très heureux. J'ai repensé à tous les moments durs depuis cette blessure. Je ne suis pas très émotif mais ça me fait plaisir. Je n'ai plus qu'une hâte, c'est être jeudi soir et que le coup d'envoi soit tapé".

Le sélectionneur français reconnaît de son côté n'avoir eu aucun doute sur le retour de son troisième ligne. "Très vite, on a senti qu'il serait de retour avec nous, assure Fabien Galthié. Je me souviens à Montpellier quand il faisait ses séances de travail. Il faisait des semaines à 70km. Le genou ne gonflais pas, il était au milieu de la nature, il courait et nageait. Le travail, la conviction, ça forge et ça aide".

Article original publié sur RMC Sport