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WWE/UFC: démission de Vince McMahon, accusé de viol et de trafic sexuel

Scandale au sommet des sports de combat aux États-Unis. Emblématique patron du catch américain en tant que président de la holding qui chapeaute la WWE, mais aussi l'UFC, Vince McMahon a annoncé sa démission vendredi 26 janvier. L'homme de 78 ans est accusé d'agressions sexuelles par une ancienne employée de la ligue américaine professionnelle de catch. La plaignante, Janel Grant, a également lancé une action en justice devant un tribunal du Connecticut pour "exploitation" et "violences psychologiques".

Dans un communiqué, Vince McMahon réfute les accusations. "J'ai l'intention de me défendre vigoureusement contre ces accusations sans fondement et j'attends de pouvoir laver mon honneur", déclare-t-il, en précisant que sa démission est à "effet immédiat". Il siégeait au conseil d'administration de TKO Group, holding née en avril dernier de la fusion de la WWE, dont il est le cofondateur, et de l'UFC, la principale organisation de MMA.

La plaignante accuse Vince McMahon de l'avoir contrainte à entretenir une "relation intime", d'avoir partagé avec des collègues masculins des photos et vidéos d'elle à caractère sexuel, et de l'avoir soumise à des "exigences sexuelles perverses croissantes", incluant des relations intimes avec d'autres hommes.

Déjà accusé de harcèlement sexuel

Vince McMahon, ami de longue date de l'ancien président américain Donald Trump, a racheté à son père en 1982 la World Wrestling Federation (WWF), dont il a fait une ligue à grand succès, la transformant en 2002 en World Wrestling Entertainement (WWE). Ses évènements remplissant les salles aux Etats-Unis et à l'étranger, la WWE avait atteint le milliard de dollars de chiffre d'affaires annuel en 2022.

Cette année-là, Vince McMahon avait toutefois été poussé au départ à la suite d'accusations de relations extraconjugales mais aussi de harcèlements sexuels. Des affaires marquées par la signature d'accords de confidentialité à hauteur de plusieurs millions de dollars. Il était revenu à la tête de l'entreprise quelques mois plus tard, avant de piloter la fusion de la WWE avec l'UFC, la nouvelle holding prenant le nom de TKO Group.

L'annonce de sa démission intervient alors que Netflix a annoncé mardi 23 janvier avoir passé un accord de diffusion sur dix ans avec la WWE, une démarche qualifiée de majeure pour la plateforme restée jusqu'ici en retrait dans la course aux droits de retransmission d'évènements sportifs, au contraire d'Amazon. La valeur de cet contrat est estimée à cinq milliards de dollars.

Article original publié sur RMC Sport