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« Winter Break », notre conte de Noël

Dans « Winter Break », d’Alexander Payne, Paul Giamatti (à g.) interprète un prof d’histoire, et Dominic Sessa, un élève doué mais insubordonné.  - Credit:
Dans « Winter Break », d’Alexander Payne, Paul Giamatti (à g.) interprète un prof d’histoire, et Dominic Sessa, un élève doué mais insubordonné. - Credit:

Décembre 1970. Les élèves pensionnaires du lycée privé huppé de Barton, non loin de Boston (Massachusetts) se préparent à rejoindre leurs familles pour Noël. Une poignée d'entre eux est assignée sur place et c'est l'acariâtre prof d'histoire antique Paul Hunham (Paul Giamatti) qui est chargé de les surveiller. Une punition pour le misanthrope solitaire à lunettes, véritable M. Scrooge de l'enseignement secondaire. Bientôt, il ne reste plus qu'un seul ado dans l'établissement : l'insolent Angus Tully (Dominic Sessa), avec qui Hunham et la cantinière dépressive Mary (Da'Vine Joy Randolph) vont passer les fêtes de fin d'année… et apprendre à mieux se connaître.

LePoint a eu un coup de foudre pour cette fable douce-amère offrant une poignante variation sur la transmission. Dans les pas du Cercle des poètes disparus et de son inoubliable héros, le professeur Keating, Winter Break (drôle de traduction « française » du titre original, The Holdovers – littéralement, les vestiges) a également frappé en plein cœur la critique nord-américaine depuis ses projections aux festivals de Telluride et Toronto. La rumeur bruit de plusieurs nominations aux Oscars 2024, comme outsider de Oppenheimer… Quoi qu'il en soit, nous prenons les paris : couronné ou non, Winter Break marquera de son humble empreinte le cinéma américain, à l'image de certains classiques des années 1970. Joli conte sur trois laissés-pour-compte amenés à partager leurs casseroles mentales, ce récit à l'émot [...] Lire la suite