Vu de République tchèque. La voiture électrique, un fétiche européen

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En République tchèque, où l’industrie automobile est un moteur de l’économie, le plan européen visant à faire disparaître les véhicules à moteur thermique d’ici à 2035 ne fait pas forcément l’unanimité. La preuve avec cette une de l’hebdomadaire Reflex.

En allemand dans le texte, voici le futur que le magazine Reflex imagine pour la voiture de 2030, en une de son numéro du 9 septembre : une draisienne pour enfant en bois, surgie d’un autre temps. Volontiers provocateur, l’hebdomadaire tchèque écrit en surtitre cette injonction attribuée à “Bruxelles” : “Vous avez assez conduit comme ça. L’avenir des voitures est dans l’électricité. Et seulement pour les privilégiés.”

Dans un pays où l’industrie automobile est le moteur d’une économie fortement dépendante de ses exportations, notamment vers la grande Allemagne voisine, Reflex s’inquiète du plan européen Fit for 55 (“Paré pour 55”), qui vise une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 55 % en 2030 par rapport à 1990, et de sa mesure phare : la fin de la vente de véhicules à moteur thermique (essence ou diesel) d’ici à 2035. De quoi angoisser l’hebdomadaire, qui s’interroge : “L’Union européenne veut interdire les voitures traditionnelles. Pourquoi si vite ?”

Bien qu’il reconnaisse la nécessité de réduire les émissions carbone au plus vite et de lutter contre le dérèglement climatique, Reflex regrette que les objectifs établis par l’UE ne soient pas adaptés à la réalité actuelle, et notamment aux mix énergétiques de certains pays :

Les voitures électriques présentent des avantages indéniables, […] mais ce serait une erreur d’en faire un fétiche et un produit pour les classes privilégiées.”

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Le titre “Das Auto”, choisi par le magazine en une, fait aussi référence à l’ancien slogan de

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