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Voyage d’Anne Hidalgo à Tahiti : perquisitions à la mairie de Paris après l’ouverture d’une enquête

La justice enquête un possible détournement de fonds publics après les deux semaines passées par la maire de Paris en Nouvelle-Calédonie et à Tahiti.

Anne Hidalgo visée par une plainte d’une association anticorruption après son voyage en Polynésie
MIGUEL MEDINA / AFP Anne Hidalgo visée par une plainte d’une association anticorruption après son voyage en Polynésie

PARIS - Une plainte avait été déposée en novembre et plusieurs signalements faits à la justice par des élus. Quatre mois plus tard, le parquet national financier développe son enquête préliminaire sur le voyage controversé d’Anne Hidalgo en Nouvelle-Calédonie et à Tahiti du 16 octobre au 5 novembre 2023.

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C’est dans ce cadre que des perquisitions ont eu lieu ce mardi 5 mars à l’Hôtel de ville de Paris, a révélé Le Monde. L’enquête est ouverte des chefs de « prise illégale d’intérêts et détournement de fonds publics ».

Les opposants de la maire socialiste de Paris, notamment l’association AC !! Anti-corruption, l’accusent d’avoir mêlé affaires privées et argent public au cours de ce déplacement dans le Pacifique. Officiellement, Anne Hidalgo et une petite délégation se sont rendus sur place du 16 au 21 octobre pour approfondir les liens de la capitale avec les territoires ultramarins notamment dans le cadre de la Nuit blanche 2024 qui a les outre-mer comme thème central.

Les vacances privées de la maire font polémique

L’enjeu était également de visiter le site des épreuves de surf des JO qui se dérouleront à Teahupoo mais des tensions locales avaient empêché la maire de Paris de s’y rendre personnellement.

Ce séjour de la délégation parisienne (trois élus et trois collaborateurs) a coûté 60 000 euros, a assuré la mairie de Paris. Mais l’un des sujets de polémique est venu du prolongement de ce déplacement pour des vacances privées en famille en Polynésie où, comme Le Monde l’avait révélé, sa fille, son gendre, et leurs enfants se sont installés. Anne Hidalgo avait assuré avoir assuré la charge financière de cette partie.

Blanchie par le déontologue de la mairie de Paris, l’édile de la capitale va désormais devoir s’expliquer devant les enquêteurs. « La Ville de Paris, informée de l’ouverture d’une enquête préliminaire, a d’ores et déjà produit volontairement les justificatifs relatifs au déplacement d’une délégation Ville en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie », peut-on lire dans un communiqué publié quelques minutes après la révélation des perquisitions. Il y est aussi indiqué que « la maire de Paris est sereine et confiante quant à l’issue de ces investigations ».

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