Les pessimistes auraient plus de risques de mourir avant les autres, selon une étude

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Les pessimistes auraient plus de risques de mourir avant les autres, selon une étude

Une récente étude révèle que les personnes pessimistes prennent le risque de mourir deux ans avant les autres. Une nouvelle bonne raison de voir la vie du bon côté.

Vous voyez toujours le verre à moitié vide ? Vous imaginez toujours le pire ? Selon une nouvelle étude du QIMR Berghofer Medical Research Institute, les personnes pessimistes ont davantage de risque de mourir plus tôt que les autres. Les chercheurs ont évalué le niveau de pessimisme des participants grâce à un questionnaire. Les résultats de l'étude ont été publiés dans la revue Scientific Reports.

Les scientifiques ont ainsi constaté que ceux qui avaient obtenu des scores plus élevés étaient susceptibles de mourir, en moyenne, deux ans plus tôt que ceux dont les scores étaient plus faibles. “Nous avons constaté que les personnes très pessimistes quant à l'avenir étaient plus susceptibles de mourir plus tôt de maladies cardiovasculaires et d'autres causes de décès mais pas du cancer”, a déclaré le Dr Whitfield, auteur principal de l’étude. Et d’ajouter : “Les scores d'optimisme en revanche n'ont pas montré de relation significative avec la mort, qu'elle soit positive ou négative”.

Adopter des pensées positives

Dans le cadre de cette étude, les chercheurs ont utilisé les données recueillies auprès de 3 000 participants. “Moins de 9% des répondants se sont dits fortement pessimistes. Il n'y avait pas de différences significatives d'optimisme ou de pessimisme entre les hommes et les femmes. En moyenne, le niveau d'optimisme ou de pessimisme d'un individu augmentait avec l'âge”, souligne le chercheur.

La principale caractéristique de nos résultats est que nous avons utilisé deux échelles distinctes pour mesurer le pessimisme et l'optimisme et leur association avec toutes les causes de décès. C'est ainsi que nous avons découvert que si un fort pessimisme était lié à une mort prématurée, ceux qui obtenaient de bons résultats sur l'échelle d'optimisme n'avaient pas une espérance de vie supérieure à la moyenne”, résume l’auteur.

Grâce à cette étude, le scientifique aimerait que chaque personne comprenne que sa santé peut être influencée par son caractère. “Nous pensons qu'il est peu probable que la maladie ait causé le pessimisme parce que nous n'avons pas trouvé que les personnes décédées d'un cancer avaient enregistré un score de pessimisme élevé dans leurs tests. Si la maladie entraînait des scores de pessimisme plus élevés, elle aurait dû s'appliquer aux cancers et aux maladies cardiovasculaires”, conclut le chercheur.