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"Je voulais créer un salopard de cinéma" : Melvil Poupaud évoque son rôle de pervers narcissique dans L’Amour et les Forêts (Canal+)

“J’ai été happée par ce récit, qui avait des résonances avec ma vie", confie Valérie Donzelli. Dans ce roman, la cinéaste a trouvé la matière d’un film noir, un genre qu’elle rêvait d’expérimenter depuis longtemps, avec, comme saint patron, Alfred Hitchcock. Pour raconter le calvaire de Blanche (Bénédicte Ombredanne dans le livre), elle a écrit le scénario avec Audrey Diwan, réalisatrice de L’Événement (2021), d’après le roman d’Annie Ernaux. « Nous avons mis en commun nos expériences et celle de notre entourage sur la violence des hommes et leur emprise. » L’Amour et les Forêts met donc en scène la figure du pervers narcissique, qui fait parler de lui depuis la naissance du mouvement #MeToo. Quand Grégoire débarque dans sa vie, Blanche, en convalescence d’une rupture douloureuse, se laisse séduire. Il est beau, attentionné, épris. Ils se marient et déménagent à Metz, dans une maison en lisière d’une forêt, symbole de l’enracinement du mal. C’est aussi des bois que viendra l’espoir.

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En attendant le prince charmant a mué en loup. Flairant qu’elle n’a pas une grande estime d’elle-même, malgré une vie d’enseignante accomplie, il s’est attelé à priver peu à peu son épouse de liberté. Virginie Efira s’est imposée d’emblée dans le rôle de Blanche : « J’avais interprété sa meilleure amie dans Madeleine Collins, d’Antoine Barraud, en 2021, explique Donzelli. Elle m’avait impressionnée. Pour Grégoire, Melvil Poupaud est arrivé plus tard, mais, lui aussi, comme une évidence. » L’acteur de Grâce à Dieu (de François Ozon, 2018) livre une performance glaçante : « Je voulais créer un salopard de cinéma. Propre sur lui, sec, tendu. Un homme d’apparence paisible, mais noir à l’intérieur. Je me sentais vraiment dans l’espace de jeu, je sentais le méchant en moi : j’étais content, ...

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