Volutus, fluctus, lenticularis : tour d'horizon des nuages les plus étonnants

MICHAEL JOHNSTON/APOD.NASA.GOV

Les jeux du vent et de la mécanique des fluides font naître dans le ciel les formes les plus imprévisibles : goutte, virgule, lentille, boudin ou même bonnet phrygien… Des volutes que les météorologues étudient et classent scrupuleusement.

Cet article est issu du magazine Les Indispensables de Sciences et Avenir n°210 daté juillet/ septembre 2022.

"Qui donc comprendra le déploiement des nuages ?", se demandait déjà le pauvre Job dans l'Ancien Testament (Job, 36, 29). Deux mille cinq cents ans plus tard, rien de nouveau sous le soleil : il est souvent difficile d'identifier ces volutes aériennes, et plus encore d'expliquer leur formation. La combinaison entre les valeurs de température, pression, hygrométrie et la force du vent, confère à ces condensations d'eau des formes multiples et souvent étonnantes.

Mais pour les reconnaître, encore faut-il qu'elles soient classées. On doit au pharmacien britannique Luke Howard, en 1802, les premiers noms : cirrus (en boucle de cheveu), stratus (étendu) ou cumulus (en amas). La même année, le Français Lamarck parle quant à lui, dans la langue de Molière, de "diablotins", "coureurs", "demi-terminés", "en balayures" ou "en lambeaux". Le latin prendra le dessus…

10 genres

Suivant l'altitude et la forme des nuages, les météorologues en sont arrivés à les cataloguer en dix genres, que l'Organisation météorologique mondiale (OMM) décrit depuis 1975 dans son "Atlas international des nuages", remanié en 1985 puis en 2017, et désormais en accès libre sur Internet. Dans nos régions tempérées, en dessous de 2.000 mètres d'altitude, on trouve les stratus en couches généralement grises et uniformes, les stratocumulus en bancs ou nappes gris et/ou blanchâtres, les cumulus à base horizontale et qui s'élèvent comme des choux-fleurs, et les plus denses et puissants, les cumulonimbus en forme de tour. Entre 2.000 et 7.000 mètres se forment les nappes d'altocumulus, composées de petits nuages blancs fibreux séparés ou non les uns des autres, les couches uniformes d'altostratus qui laissent filtrer le soleil, et les nimbostratus, sources de pluie abondante. Entre 5.000 et 13.000 mètres nichent les bandes blanches et étroites des cirrus, les cirrocumulus composés de très petits éléme[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles