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Des voleurs de plaques d’égout sévissent dans le Val-de-Marne et l’Essonne

Des dizaines de plaques d'égout ont été dérobées dans l'Essone et le Val-de-Marne. (Photo d'illustration)  - Credit:Michel THOMAS / MAXPPP / PHOTOPQR/LE DAUPHINE
Des dizaines de plaques d'égout ont été dérobées dans l'Essone et le Val-de-Marne. (Photo d'illustration) - Credit:Michel THOMAS / MAXPPP / PHOTOPQR/LE DAUPHINE

Le préjudice est estimé à 25 000 euros, selon le syndicat gérant les réseaux d'assainissement et d'eaux pluviales (Syage). Dans la nuit du 10 au 11 janvier 2023, plusieurs dizaines de plaques d'égout ont été dérobées dans un peu plus de 20 communes du Val-de-Marne et de l'Essonne, rapporte Le Parisien. Ces vols ont laissé des trous béants au bord de certaines rues, obligeant les communes à installer en urgence plots et barrières pour prévenir les chutes. Mais pourquoi voler des plaques d'égout ?

« Ces avaloirs se trouvent en bord de trottoir. Si vous ne faites pas attention, vous tombez dedans », alerte Michaël Damiati, maire de la ville de Crosne (Essonne). Dans cette commune, trois grilles d'évacuation des eaux ont été volées. « En constatant la première disparition, on s'est demandé si quelqu'un avait cherché à accéder à ces réseaux souterrains avec une mauvaise intention », raconte l'édile. Mais « à la deuxième disparition, on a compris que c'était probablement un vol pour le matériau en lui-même ».

La fonte se négocie à 300 euros la tonne

C'est aussi l'hypothèse retenue par le Syage. Car la fonte qui constitue ces plaques d'égout peut valoir extrêmement cher : actuellement, son prix se négocie chez un ferrailleur autour de 300 euros la tonne. Or une grille pèse entre 20 et 50 kilogrammes.

Pour qu'un tel incident ne se reproduise pas, Metin Yavuz, le maire de Valenton (Val-de-Marne), envisage de souder les grilles. Une solution qui compliquerait toutefois [...] Lire la suite