Un volcan en éruption donne naissance à une île dans les eaux des Tonga

PHOTO HANDOUT/AFP

“Les îles centrales de Tonga ont salué la naissance d’un nouveau bébé – un bébé île, semble s’enthousiasmer le site de la chaîne américaine CNN. Celui-ci est apparu dans le sud-ouest de l’océan Pacifique, là où les volcans sous-marins abondent […]. [Il] repose sur le mont sous-marin Home Reef, au centre des Tonga, au sud-ouest de l’île de Late.

Un communiqué du Nasa Earth Observatory, publié le 14 septembre, informait que l’un de ces volcans sous-marins était entré en éruption le 10 septembre : “Il a craché de la lave, émis des panaches de vapeur et de cendres, et décoloré les eaux environnantes.” Seulement quelques heures plus tard, une île a émergé des flots, selon la Nasa, images satellite à l’appui.

Dans les jours qui ont suivi, la surface de cette île s’est étendue de façon considérable : d’à peine un demi-hectare le 14 septembre, celle-ci est passée à plus de 3,5 hectares selon les données des services géologiques tongiens, relayées par le Washington Post. Son plus haut sommet se situe à environ 15 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Toujours selon les autorités tongiennes, le volcan ne présente pas de risque immédiat pour la population des îles environnantes. Le 20 septembre, elles conseillaient néanmoins aux marins d’éviter de s’approcher à moins de 4 kilomètres de la zone de Home Reef.

Île éphémère ?

Faudra-t-il un jour donner un nom à ce nouveau bout de terre ? Probablement pas : souvent, ces îles “disparaissent rapidement”, prévient la Nasa. Plusieurs îles éphémères ont émergé des flots par le passé, certaines sont restées en place pendant un quart de siècle, d’autres seulement quelques années voire quelques mois, précise le Washington Post.

L’île est loin d’être une plage paradisiaque à la végétation luxuriante. “Elle ressemble davantage à une couche de cendres, de vapeur et de pierres ponces au-dessus de l’océan”, ajoute Rennie Vaiomounga, une géologue tongienne interrogée par le quotidien américain.

“De telles îles ne vivent pas longtemps, car elles sont grignotées par l’érosion, explique la scientifique. Les minéraux qui en ont fait des îles retournent lentement vers leurs fonds marins originels, lesquels vomiront de nouvelles îles à l’avenir – c’est l’un des cycles de la vie géologique.”

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