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Voitures électriques chinoises : nouveau rebondissement dans l'affaire des subventions

MG, BYD, Zeekr, Aiways, Seres, Lynk&Co : depuis quelques mois, les constructeurs automobiles chinois ont fait une arrivée remarquée, en France, comme en Europe. Il faut dire que l’interdiction des voitures thermiques après 2035 leur a déroulé le tapis rouge. Les ingénieurs chinois maîtrisent la technologie électrique, et ont la main mise sur sa chaîne de valeur (batteries, puces, composants…). Le constat est sans appel : 4,1 millions de véhicules chinois ont été exportés dans le monde en 2023 ! Nous n’avons pas encore les chiffres pour le seul marché européen, mais cette performance traduit la force de frappe inouïe de la Chine sur le secteur automobile : elle a dépassé pour la première le Japon en tant que premier exportateur automobile (3,6 millions de véhicules sont sortis de l’archipel en 2023). Le cabinet PwC a même estimé que d’ici 2025, 800 000 voitures chinoises auront été importées sur le Vieux Continent.

Anticoncurrentiels, les constructeurs chinois ?

Il ne s’agira pas uniquement de marques « Sino-chinoises », puisqu’on estime qu’environ 40% des voitures en question seront de marques étrangères (Renault, Tesla, BMW, etc.) mais assemblées là-bas. Pour calmer les ardeurs de la Chine, la Commission Européenne cherche donc à limiter l’accès des constructeurs chinois au marché européen. Comment ? En tentant de prouver que le gouvernement chinois subventionne illégalement ses constructeurs automobiles qui s’implantent en Europe. Dans une enquête ouverte en octobre 2023, la Commission s’inquiète en effet que « ces subventions causent ou menacent de causer un préjudice économique aux constructeurs de l’UE »....Lire la suite sur Autoplus