Vladimir Poutine annonce un cessez-le-feu pour le Noël orthodoxe

PHOTO MIKHAIL KLIMENTYEV/SPUTNIK VIA AFP

L’information est tombée dans l’après-midi de ce 5 janvier, et elle a été rapidement relayée par les médias du monde entier.

Pour la première fois depuis le début des hostilités en Ukraine, Vladimir Poutine a ordonné un cessez-le-feu général sur toute la ligne de front, rapporte CNN, qui relaie le décret du Kremlin à ce sujet.

“En tenant compte de l’appel de sa sainteté, le patriarche Kirill, j’ordonne au ministre de la Défense de la Fédération de Russie d’introduire de 12 heures, le 6 janvier, à 24 heures, le 7 janvier, un cessez-le-feu sur toute la ligne de contact entre les parties en Ukraine. Étant donné qu’un grand nombre de citoyens professant l’orthodoxie vivent dans les zones de combat, nous appelons la partie ukrainienne à déclarer un cessez-le-feu et à leur donner la possibilité d’assister aux offices la veille de Noël, ainsi que le jour de la Nativité de Christ [le Noël orthodoxe suit traditionnellement le calendrier julien, comptant treize jours d’écart par rapport au calendrier occidental grégorien].”

Plus tôt dans la journée, poursuit le média américain, “le leader de l’Église orthodoxe, le patriarche Kirill, pourtant ferme soutien de la guerre, avait en effet appelé à un cessez-le-feu temporaire”.

Négocier une trêve plus longue ?

Un appel qui a donc été entendu par Vladimir Poutine, qui avait été également exhorté aujourd’hui à mettre en place “un cessez-le-feu unilatéral” par le président turc, Recep Tayyip Erdogan, lequel, depuis le début du conflit, s’est plusieurs fois posé en médiateur entre les deux parties.

Doit-on interpréter cette annonce du président russe comme un signal envoyé à l’Ukraine pour négocier une trêve plus longue ?

Quoi qu’il en soit, les premières réactions venant de Kiev laissent entendre que Volodymyr Zelensky n’entend pas consentir à cette requête du Kremlin.

En effet, comme le souligne le quotidien russe Kommersant, “le conseiller du chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Mikhaïlo Podoliak, a qualifié cette initiative de Moscou de ‘piège’ et d’‘élément de propagande’”.

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