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“Comment vivre avec l’intelligence artificielle”, notre nouveau hors-série

Ces derniers mois, elle a été omniprésente dans la presse étrangère. L’intelligence artificielle, portée par l’engouement pour ChatGPT, s’est engouffrée dans tous les pans de notre vie. Mais elle se développe en réalité depuis des décennies. Ce qui est nouveau, c’est sa puissance, et aussi le fait que l’on puisse dialoguer avec elle dans un langage naturel. Lui adresser des requêtes telles que : “Parle-moi de Rosalía” ou “Dessine-moi un mouton”.

C’est le développement des réseaux de neurones artificiels qui a permis cela, et c’est là que réside réellement cette “intelligence”. Car l’IA n’est ni sensée, ni sensible – pas encore du moins. Ses réponses sont statistiques, elle calcule la plus probable, non la plus intelligente. Et si conscience il y a, c’est à celle de ses développeurs et de ses promoteurs qu’il faut s’intéresser. Ce sont eux qui intègrent des biais dans l’IA. Eux encore qui veulent soit accélérer son développement quoi qu’il en coûte, soit le ralentir.

Ralentir, c’est sans doute un vain mot. Car l’IA est déjà intégrée à nos applis, à nos logiciels, elle s’invite dans tous les secteurs, elle bouleverse la création, l’enseignement, l’emploi, la politique, la guerre aussi… Une révolution qui créera de la richesse, annonce le Prix Nobel d’économie Paul Krugman, mais qui fera aussi disparaître de nombreux métiers : les plus précaires, les plus féminisés.

Pour nous, à Courrier international, l’IA est un sujet à double titre. D’une part, en tant que média, nous observons cette révolution en cours, que nous peinons à suivre tellement elle s’accélère. D’ailleurs, au moment où ce numéro paraîtra, de nouveaux usages, de nouveaux progrès seront déjà enregistrés. Mais d’autre part, l’IA nous place aussi devant des questions fondamentales : comment savoir si telle image, telle vidéo, tel texte que nous reproduisons est “vrai” ou a été généré par des IA génératives de plus en plus puissantes ?

Comment éviter de tomber dans l’anthropomorphisme, alors que les outils “hallucinent”, “apprennent”, “comprennent” ?

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