Vivienne Westwood, l’icône punk qui s’était présentée sans culotte devant Elizabeth II

La styliste britannique Vivienne Westwood, décédée à 81 ans, était considérée comme « l’enfant terrible de la mode ».

MODE - Il fallait oser. « L’impératrice du punk » Vivienne Westwood s’en est allée ce jeudi 29 décembre, laissant le monde de la mode en deuil. La créatrice star de la mode britannique, connue pour ses créations excentriques, a fait pendant plus de cinquante ans de la mode une tribune politique.

Associée à la période punk anglaise par ses créations anticonformistes, Vivienne Westwood est surnommée « l’enfant terrible de la mode ». Elle s’est fait connaître sur la scène de la mode dans les années 1970, avec ses créations androgynes, ses t-shirts à slogan et son attitude irrévérencieuse envers l’establishment de la mode.

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Une image qu’elle aura gardé toute sa vie et qui a pris particulièrement tout son sens en 1992 où elle est photographiée à la sortie de Buckingham Palace sans sous-vêtements. La créatrice venait d’être fait officier de l’Empire Britannique (OBE) par la reine et avait dévoilé ses parties intimes en faisait tourbillonner sa jupe.

Militante écologique et politique

Mais surtout, Vivienne Westwood était connue comme une militante dévouée et a mené sur le devant de la scène des causes qui lui tenaient à cœur. Au centre de ses combats, son engagement pour l’environnement. Pionnière, elle appelait, dès 2008, l’industrie de la mode à prendre en compte le changement climatique et enjoignait les consommateurs à ne pas constamment acheter des vêtements, même si ses détracteurs pointaient ses contradictions en la matière.

Son autre grand combat a été la défense de Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, arrêté en 2019 après avoir passé plus de sept ans réfugié dans l’ambassade d’Équateur à Londres. La même année elle dénonçait durant l’un de ses défilés « la corruption du gouvernement et la mort de la justice ». Un an plus tard, elle apparaissait dans une cage géante devant un tribunal londonien pour protester contre son extradition.

Une griffe rebelle, transgressive et engagée... « défendre des idées me rend heureuse », racontait-elle à son ami Ian Kelly, co-auteur avec elle d’une biographie publiée en 2014.

« Je resterai toujours punk »

Née Vivienne Swire - Westwood est le nom de son premier mari avec lequel elle restera quatre ans - le 8 avril 1941 dans un petit village du comté de Derbyshire (centre de l’Angleterre), elle est l’aînée d’une famille modeste de trois enfants.

Elle quitte sa région natale à 17 ans pour Londres où elle étudie la mode. Sa rencontre avec Malcolm McLaren, le futur manager des Sex Pistols, change sa vie. Animé par le même désir de rompre avec la génération « Peace and Love », le couple se lance dans la confection de vêtements et ouvre une boutique sur King’s Road en 1970.

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T-shirts porno, tenues SM, escarpins à talons aiguilles ou collants en vinyle composent les panoplies que Vivienne Westwood porte devant des passants médusés. Le succès est au rendez-vous. Leur proximité avec les « Sex Pistols », dont le tube « God save the Queen » est un succès mondial, ancre le couple dans l’univers punk.

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C’est à cette période qu’elle dessine son célèbre T-shirt arborant le visage de la reine Elizabeth. En 1981, elle organise son premier défilé à Londres, qu’elle nomme « Pirates ». Si elle va, au fil des années, s’éloigner des tenues BDSM (bondage, domination soumission et sado-masochisme), elle ne trahira jamais son esprit punk.

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« Ce que je fais aujourd’hui, c’est toujours punk. Il s’agit toujours de crier contre l’injustice et de faire réfléchir les gens même si c’est inconfortable, avait-elle confié à Ian Kelly. Je resterai toujours punk dans ce sens. »

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