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Le violoncelliste Jérôme Pernoo, bientôt jugé pour agression sexuelle sur mineur, visé par une nouvelle enquête

Le violoncelliste Jérôme Pernoo, ici à Toulouse en 2016. - Remy Gabalda
Le violoncelliste Jérôme Pernoo, ici à Toulouse en 2016. - Remy Gabalda

Le violoncelliste Jérôme Pernoo, qui doit être jugé fin mai notamment pour agression sexuelle sur mineur, fait l'objet d'une nouvelle plainte et d'une nouvelle enquête pour des faits comparables, selon une information obtenue mardi auprès du parquet de Paris, confirmant une information du Parisien. L'enquête a été confiée à la Brigade de protection des mineurs, a confirmé le ministère public.

D'après le quotidien, le plaignant, un jeune violoncelliste ayant suivi les cours de Jérôme Pernoo de 14 à 21 ans, aurait d'abord soutenu publiquement son ancien professeur face aux accusations dont il a fait l'objet, avant de finalement porter plainte à son tour.

Sollicitée par nos confrères de l'AFP, l'avocate de Jérôme Pernoo, Me Chirine Heydari, n'a pas souhaité commenter. Jérôme Pernoo doit être jugé en mai par le tribunal correctionnel de Paris pour agression sexuelle sur mineur à l'égard d'une victime et de harcèlement sexuel à l'égard de deux victimes.

Le violoncelliste licencié à la suite d'une enquête administrative

Jérôme Pernoo avait été licencié sans préavis ni indemnité en mai 2022 par le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP), à la suite d'une enquête administrative et une procédure disciplinaire. La décision a été confirmée début novembre par le tribunal administratif de Paris.

Jérôme Pernoo entendait en faire appel, avait alors indiqué son avocat devant cette juridiction, Me Patrice Spinosi, selon qui le violoncelliste "récusait les accusations" le visant.

Enseignant au CNSMDP depuis 2007, le violoncelliste avait dans un premier temps été suspendu à titre conservatoire, après des signalements de deux anciens élèves à la directrice de l'établissement. Il avait obtenu en justice la levée de cette décision. Dans son ordonnance début novembre, le tribunal administratif relevait que "onze témoignages démontrent (qu'il) a eu des gestes inappropriés envers deux anciens élèves" notamment lors d'un voyage d'études en Russie, dont "la gravité" a conduit la direction à saisir le procureur.

L'ordonnance rappelait aussi que le professeur, qui n'avait jamais fait l'objet de signalement de ce type auparavant, s'était vu reprocher "des comportements inappropriés" pendant ses cours.

Article original publié sur BFMTV.com