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Violences de l'ultradroite à Romans-sur-Isère: six personnes condamnées à de la prison ferme

Six personnes ont été condamnées à de la prison ferme ce lundi 27 novembre après les violences commises ce week-end à Romans-sur-Isère (Drôme), a appris BFMTV. Les peines vont de six à dix mois de prison ferme avec mandat de dépôt.

Ils ont tous été condamnés pour "participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences" ou de "dégradations". Cinq ont également été condamnés pour "violence" sur policier.

"Quand on vient avec des bâtons on ne vient pas pour défendre une cause mais pour attaquer", a asséné la procureure Vanina Lepaul-Ercole, qualifiant les accusés d'"irresponsables" et de "délinquants". Elle avait requis de six à douze mois de prison ferme.

Venus à Romans-sur-Isère "pour en découdre"

Des dizaines de militants de la mouvance identitaire, cagoulés, venus de toute la France, se sont retrouvés samedi soir à Romans-sur-Isère "pour en découdre", selon les autorités, avec les jeunes du quartier de la Monnaie, dont seraient issus certaines des personnes impliquées dans la mort de Thomas.

Sur le banc des accusés, un militaire, un développeur informatique et des étudiants racontent avoir été informés du rassemblement sur les réseaux sociaux, principalement TikTok. Tous ont minimisé leur participation.

"C'était important d'apporter notre soutien", à Thomas et sa famille, s'est justifié l'un d'eux.

"Des jeunes ignorants"

Les juges comme la procureure leur ont rappelé qu'un autre rassemblement "apolitique", à l'appel de la famille, a réuni plus de 6.000 personnes mercredi. "Ca s'appelle une marche blanche, pas une marche noire. On ne vient pas habillé de noir avec des bonnets, des têtes de mort et des bâtons", a tancé la procureure.

Me Peter Assaghle, conseil de trois prévenus, a dénoncé à l'issue du jugement "la volonté du tribunal de frapper fort mais sans nuance", précisant que ses clients niaient appartenir à la mouvance d'ultradroite. "Nous sommes face à des jeunes ignorants" qui "regrettent" de s'être laissés embarqués", selon lui.

"Ce sont trois personnes qui n'ont pas forcément réfléchi aux tenants et aux aboutissants" de leurs actions, a plaidé de son côté Me Monique Simon, avocate des trois autres. Ils ont dix jours pour faire appel.

Article original publié sur BFMTV.com