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Le village olympique des JO de Paris 2024 inauguré par Emmanuel Macron ce 29 février a un futur tout tracé

Le village olympique, qui accueillera les athlètes participants aux Jeux de Paris 2024 l’été prochain, est inauguré ce jeudi 29 février par le président de la République Emmanuel Macron. Au terme des Jeux paralympiques, il deviendra un quartier d’habitation classique.
MIGUEL MEDINA / AFP Le village olympique, qui accueillera les athlètes participants aux Jeux de Paris 2024 l’été prochain, est inauguré ce jeudi 29 février par le président de la République Emmanuel Macron. Au terme des Jeux paralympiques, il deviendra un quartier d’habitation classique.

JEUX OLYMPIQUES - C’est une ville à peine sortie de terre, mais qui connaît déjà ses deux prochaines vies. Au carrefour entre Saint-Denis, L’Île-Saint-Denis et Saint-Ouen, trois communes de Seine-Saint-Denis, au nord de Paris, le village olympique est inauguré par le président de la République Emmanuel Macron ce jeudi 29 février, à un peu moins de cinq mois de l’ouverture des JO de Paris.

À six mois des JO de Paris, découverte du siège du Cojo, une fourmilière qui grossit chaque semaine

Une étape supplémentaire pour ce chantier colossal, qui doit encore connaître quelques aménagements avant que les stars des Jeux olympiques et paralympiques prennent possession des lieux au début de l’été. Temporairement en tout cas, car au terme de l’événement planétaire, le quartier deviendra un espace d’habitation voulu comme très moderne.

· Jusqu’en juillet : le Cojo prend possession des lieux

À l’exception de quelques petits retards, la quasi-totalité des 82 bâtiments sont désormais achevés. Du moins pour ce qui est du gros œuvre et de l’aspect extérieur. Car le Cojo, le Comité d’organisation des JO présidé par Tony Estanguet, qui recevra les clés une fois qu’Emmanuel Macron aura coupé le ruban, va désormais devoir aménager l’ensemble du complexe, qui s’étend sur 52 hectares.

Une vue du village olympique à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, le 16 février 2024.
MIGUEL MEDINA / AFP Une vue du village olympique à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, le 16 février 2024.

En l’occurrence, ce sont des milliers de lits et de tables de chevet qui vont devoir être installés, mais aussi des ventilateurs, des sofas. Des laveries vont également être mises en place. Plus important encore : l’immense nef de la Cité du cinéma fondée par Luc Besson à Saint-Denis va se transformer en gigantesque cantine.

Et cela sans même parler de l’épicerie, du commissariat, du salon de coiffure, de la salle de fitness, du bar (sans alcool), ou encore du centre multiconfessionnel qui vont progressivement voir le jour d’ici à l’arrivée des premiers athlètes olympiques. Ou de la polyclinique qui ouvrira à Saint-Ouen.

· Jusqu’en septembre : un événement planétaire

Car si le Cojo voit aussi grand, c’est parce que plus de 14 000 sportifs (dont certains avec leur staff) s’installeront dans le village de Seine-Saint-Denis durant les Jeux, une fois passée l’inauguration de la mi-juillet, qui se fera comme de coutume en présence du président du Comité international olympique Thomas Bach.

Le temps des JO, la cantine ouverte en permanence servira ainsi 40 000 repas par jour selon les estimations des organisateurs, alors qu’un second restaurant et des food-trucks compléteront l’offre pour permettre aux champions de se sustenter. Une douzaine de conciergeries s’occuperont de l’entretien des appartements (dont les occupants changeront au fur et à mesure du déroulé des épreuves), des vélos et des navettes électriques permettront la circulation des habitants… Bref, une véritable ville dans la ville.

Des ouvriers au village olympique à Saint-Ouen, en Seine-Saint6denis, le 16 février 2024.
MIGUEL MEDINA / AFP Des ouvriers au village olympique à Saint-Ouen, en Seine-Saint6denis, le 16 février 2024.

· 2025 : Un quartier presque comme les autres

Au contraire de certains précédents historiques calamiteux, à l’image du village olympique créé pour les Jeux de Rio en 2016 et désormais à l’abandon, cette notion de ville est vouée à perdurer après les JO. C’est en ce sens qu’à la mi-septembre, une fois les Jeux paralympiques clos, les ouvriers feront leur retour sur le site pour quelques travaux devant rendre les appartements habitables pour des familles.

À terme, 6 000 habitants doivent venir occuper les logements construits au cours des sept dernières années, et 6 000 salariés y travailleront. L’espace clinique deviendra une école d’ostéopathie et 35 classes de maternelle et de primaire seront créées dans deux groupes scolaires. Et la Solideo, l’établissement public en charge du chantier, de mettre en avant des équipements modernes : un nouveau pont enjambant la Seine, des logements bénéficiant d’isolement moderne, un mur antibruit pour éloigner l’autoroute A86, la future gare Pleyel envisagée comme un carrefour entre les futures lignes du Grand Parix express…

Reste que pour que le village perde son qualificatif d’olympique et devienne un quartier comme les autres, il faudra trouver des habitants. Si -au cours d’un échange avec des journalistes en amont de la visite d’Emmanuel Macron- l’Élysée n’a pas voulu détailler l’avancement des ventes, arguant du contexte d’accession à la propriété difficile, les promoteurs immobiliers récupéreront les biens remis à neuf en début d’année prochaine, et visent une installation des premiers occupants à l’été 2025.

Avec un objectif d’inclusivité, à savoir qu’il existera du logement locatif social, du logement locatif intermédiaire (à des prix plus bas que le marché). Et si la présidence assure que des aides sont prévues en cas de difficultés à remplir les logements, les promoteurs, eux, ont déjà dû baisser leurs prix pour tenter de trouver des acquéreurs.

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