"La vie politique ne s'arrête pas à un combat" : Macron reçoit et remercie les ex-députés de la majorité

Le président de la République a assuré devant les députés Renaissance battus aux législatives qu'il y aura d'autres échéances électorales et "de multiples formes de porter un projet".

"Il y aura encore des matins de combat et des soirs de conquêtes. Et vous en serez", a assuré Emmanuel Macron en recevant lundi les ex-députés de la majorité, dont Richard Ferrand et Christophe Castaner, battus aux législatives, selon des participants.

"Il n'y a pas de territoire abandonné, il n'y a pas de territoire perdu", a ajouté le président.

Le chef de l'Etat a débuté son discours en remerciant les quelque 150 invités d'"avoir porté notre projet" et d'"avoir si hautement contribué à ce qui est aujourd'hui notre bilan". Entouré de la Première ministre Elisabeth Borne et la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, Emmanuel Macron avait convié les élus de la précédente mandature qui ne s'étaient pas représentés ou qui ont été battus au scrutin de juin.

"La vie politique ne s'arrête pas à un combat, qu'il soit gagné ou perdu. Il y aura d'autres échéances électorales" et "il y a de multiples formes de porter un projet", a-t-il ajouté, selon ses propos rapportés par un participant.

"Pensée particulière" pour Ferrand et Castaner

Dans ce contexte, "je considère que nous avons un devoir: c'est de vous aider à retourner dans la vie extra politique dans laquelle vous étiez avant. Nous vous devons de vous accompagner dans cette période. C'est une condition qui nous permet d'être demain crédibles pour demander à d'autres de s'engager", a-t-il poursuivi en soulignant qu'un certain nombre d'entre eux avaient quitté leur emploi dans le privé pour siéger à l'Assemblée.

"Il y aura d'autres échéances: les municipales, les sénatoriales, les européennes. D'aucuns pensent déjà aux présidentielles", a-t-il détaillé, provoquant des rires dans l'assistance, "le menu est déjà bien chargé".

"Ce que je veux plus que tout c’est que vous puissiez continuer à transformer le pays", a poursuivi Emmanuel Macron, "pour tout cela j'aurais besoin de vous, votre rôle sera essentiel".

Il a indiqué avoir "une pensée particulière" pour l'ancien ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et l'ex-président de l'Assemblée Richard Ferrand, "ces compagnons de route" battus dans les Alpes-de-Haute Provence et dans le Finistère. "Je serai toujours là parce que vous avez toujours été la pour moi, parce que vous avez pris beaucoup de risques".

Article original publié sur BFMTV.com

VIDÉO - Jean-Luc Mélenchon: "Emmanuel Macron a choisi l'affrontement"