VIDEO. Les représentations de l’Islande : cartes et monstres marins, par Gaëlle Reneteaud

Image Sciences et Avenir / Andréina DeBei

La docteure en études nordiques et spécialiste des sagas islandaises Gaëlle Reneteaud était l'une des invitée à la Croisière du Savoir Sciences et Avenir-La Recherche en Islande en mai 2022. Sa conférence est à retrouver en ligne.

Tandis que le MS Hambourg fendait les vagues d’une mer arctique somme toute assez calme, ses passagers frissonnaient à l’écoute d’histoires de monstres marins et de navigations périlleuses… Gaëlle Reneteaud, docteure en études nordiques et spécialiste des sagas islandaises, était invitée à la Croisière du Savoir Sciences et Avenir-La Recherche en Islande en mai 2022. Sa conférence autour de l’évolution des représentations de ce pays depuis l’Antiquité aura dessiné, cartographie à l’appui, les contours d’une île qui fut assimilée dans de nombreux textes à la Thulé de Ptolémée, située aux limites du monde connu chez les Grecs.

Animaux marins saugrenus

"Comment s’imaginer ce nouvel espace et les peuples qui l’habitent ? Vers la fin du XVIè siècle une nouvelle conception du monde se fraie un chemin, qui mène à revoir les modèles de pensée et les modes de représentation", a-t-elle expliqué à son auditoire. Parmi les documents rassemblés par cette remarquable chercheuse, la carte produite en 1558 par le néerlandais Arnold Mercator, Thule Insula, qu’il identifie précisément à l’Islande, est peuplée d’animaux marins saugrenus. Mais la merveille absolue, que Gaëlle Reneteaud a présentée comme celle qui aura "participé à la pérennité de cet imaginaire", date de 1539, et nous vient d’Olaus Magnus, catholique suédois exilé à Rome.

Les puissances démoniaques grouillent dans l'océan

Dans sa Carta Marina, constituée de neuf planches imprimées à partir de gravures sur bois, "il utilise un symbolisme ancien et représente les confins comme une zone potentiellement dangereuse". Les puissances démoniaques grouillent dans l’océan, les monstres marins - baleines épouvantables, serpents, et autres poissons terrifiants - sont disséminés ça et là dans les eaux qui entourent une île que l’on disait abriter les portes de l’Enfer : les volcans ne devaient pas être étrangers à cette réputation !

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