Vidéo. Notre cerveau nous pousse à ajouter, même quand il faut soustraire

Nature (Londres)
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Une étude scientifique partagée par la revue Nature démontre que le cerveau humain est programmé pour résoudre des problèmes par l’ajout plutôt que par la soustraction.

Toujours plus de mots, toujours plus d’ingrédients. Qu’il s’agisse d’une dissertation à améliorer ou d’une recette à parfaire, le cerveau humain a un mode de résolution des problèmes bien précis : l’ajout. Et ce, même quand la logique appelle plutôt à la réduction.

Ce fonctionnement cognitif surprenant, c’est la revue britannique Nature qui le décrit dans un nouveau rapport. Des recherches qui pourraient se résumer en une expression anglo-saxonne : “Less is more”.

L’exemple des Lego

C’est grâce aux Lego de son fils que Leidy Klotz, chercheur en design à l’université de Virginie, a eu une sorte d’épiphanie. L’Américain construit un pont avec l’enfant de 2 ans et demi, lorsqu’il s’aperçoit qu’il est bancal. “Je me suis retourné et j’ai attrapé une brique pour l’ajouter à la plus petite des piles et équilibrer le pont, détaille-t-il à Nature. Pendant ce temps, mon fils avait ôté une brique à la grande pile.”

Ce que Leidy Klotz comprend, c’est que, dans de nombreux cas, retirer un élément aboutit à un meilleur design, une meilleure conception…, mais que notre cerveau n’y pense pas naturellement. Gabrielle Adams, également chercheuse à l’université de Virginie, décrit bien ce chemin de pensée étonnant :

Face à une difficulté, nous avons tendance à penser : ‘Que pourrais-je ajouter pour résoudre le problème ?’ On se demande rarement : ‘Que pourrais-je enlever ? Que puis-je ôter ou supprimer, tout en améliorant la situation ?’”

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Pour l’équipe de scientifiques comportementalistes qui a mené cette étude parue

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