Vidéo. Trente-cinq ans ans après, elle redécouvre la ville de son enfance, à 3 km de Tchernobyl

BBC News Online (Londres)
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En 1986, la centrale nucléaire de Tchernobyl, en Ukraine, explosait. Trente-cinq ans plus tard, Lyudmila Honchar est retournée dans la ville de son enfance, Pripiat, à 3 km de la catastrophe. Un voyage en mémoire de ses parents, morts de maladies liées aux radiations.

“C’est bien le 89, c’est le numéro de notre appartement !” Lyudmila Honchar trépigne d’excitation. L’Ukrainienne de 39 ans n’était pas retournée sur les lieux de son enfance, à Pripiat, depuis 1986. Cette année-là, la ville la plus proche de Tchernobyl, en république socialiste soviétique d’Ukraine, avait été évacuée suite à l’explosion de la centrale nucléaire. La BBC a filmé Lyudmila pendant son voyage sur les traces de son passé, trente-cinq ans après.

Près de 50 000 personnes vivaient à Pripiat avant l’évacuation. Beaucoup travaillaient dans la centrale nucléaire de Tchernobyl, à 3 km de chez eux. C’était le cas du père de Lyudmila, qui a participé à la construction du sarcophage de protection autour de la centrale, juste après la fusion du réacteur.

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À l’époque, les travailleurs étaient mal informés de la dangerosité de la catastrophe, regrette Lyudmila. Ils ne recevaient que des lunettes de soleil pour se protéger “mais personne ne les portait, déplore l’Ukrainienne. Les yeux de mon père ont brûlé. C’est seulement plus tard qu’on a compris que c’était à cause des radiations.”

Des tee-shirts “Enjoy Chornobyl”

En trente-cinq ans, la radioactivité de la région a chuté. La ville abandonnée de Pripiat attire maintenant beaucoup de touristes. Des tee-shirts “Enjoy Chornobyl” [Profite de Tchernobyl] aux panneaux “Radioactive”, tout un commerce s’est développé autour de la mémoire de la catastrophe. “Pour moi, c’est un événement difficile et très douloureux et je ne comprends pas comment des gens

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