Viande et cancer, des liaisons dangereuses

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Face au risque avéré de pathologies associées à l'excès de charcuterie et de viande rouge, une seule recommandation : maîtriser ses pulsions carnivores.

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - Les Indispensables n°205 daté avril/ juin 2021.

Un coup de tonnerre. annonçait, en substance, que les liens entre consommation de viande et risques pour la santé sont faibles, et conseillait aux adultes "de ne pas diminuer leur consommation actuelle de viande". Levée de boucliers et contestation quasi unanime de l’ensemble de la communauté scientifique travaillant sur le sujet… jusqu’à ce que .

Si la publication a fait autant polémique, c'est que le nombre de travaux de recherche pointant les risques associés à une consommation excessive de viande ne cesse en réalité d'augmenter. En 2016, en France, une large équipe de spécialistes réunie par l'Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) a épluché des centaines de publications sur le sujet pour conclure que la consommation de viande était associée à un risque de surpoids, de diabète, de maladies cardiovasculaires, d'accidents vasculaires cérébraux et, surtout, de cancers - avant tout colorectal, mais aussi de la prostate.

Limiter sa consommation

Alors que la viande blanche ne semble pas poser problème, la viande rouge et la viande transformée (saucisses, jambon, charcuterie… ) sont particulièrement montrées du doigt. L'OMS, par l'intermédiaire du Centre international de recherche sur le cancer (Circ), classe ainsi depuis 2015 la viande transformée comme "cancérogène" et la viande rouge comme "probablement cancérogène", calculant même que "chaque portion de 50 grammes de viande transformée consommée tous les jours augmente le risque de cancer colorectal de 18 % environ". Le World Cancer Research Fund International, organisme faisant autorité dans le domaine de la prévention des cancers, recommande pour sa part de "limiter sa consommation de viande rouge à trois portions maximum par semaine" et de "ne consommer que très peu, voire pas du tout, de viande transformée".

Ces liens entre cancer et consommation de v[...]

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