Veto américain à une résolution du Conseil de sécurité pour un cessez-le-feu humanitaire

Les États-Unis ont opposé leur veto, vendredi 8 décembre, à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies appelant à un “cessez-le-feu humanitaire immédiat” à Gaza, “alors que le nombre de victimes civiles augmente dans le cadre de la campagne militaire d’Israël contre le groupe militant palestinien Hamas”, rapporte Politico.

Treize des quinze membres du Conseil de sécurité ont voté en faveur de la résolution, le Royaume-Uni s’étant abstenu. Le projet de résolution avait été coparrainé par 97 États membres de l’ONU, note Axios.

L’ambassadeur adjoint des États-Unis auprès de l’ONU, Robert Wood, a déclaré après le vote que la résolution était précipitée et qu’elle ignorait les efforts diplomatiques déployés par les États-Unis pour acheminer davantage d’aide à Gaza et libérer les otages pris par les militants du Hamas lors de l’attaque du 7 octobre contre Israël.

“Nous ne soutenons pas une résolution qui appelle à un cessez-le-feu non durable qui va simplement semer les graines de la prochaine guerre”, a-t-il justifié, dénonçant également l’“échec moral” que représenterait l’absence dans le texte de condamnation de l’attaque du Hamas du 7 octobre, qui a fait 1 200 morts selon les autorités israéliennes. Le projet “ne reconnaissait pas non plus qu’Israël a le droit de se défendre contre le terrorisme”, a ajouté M. Wood.

“Les États-Unis avaient déjà opposé leur veto à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU pour des raisons similaires”, remarque NPR. La Russie et la Chine ont quant à elles par le passé opposé leur veto “à une résolution américaine visant à condamner l’attaque du Hamas, à demander la libération des otages et à autoriser l’entrée de l’aide à Gaza”, retrace la radio américaine.

“Soutien constant à Israël”

“C’est la deuxième fois que les États-Unis sont les seuls à s’opposer à une telle résolution, ce qui témoigne de leur soutien constant à Israël, qui subit des pressions internationales alors que sa campagne militaire se poursuit”, analyse pour sa part Axios.

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