Var : une quarantaine de chiens empoisonnés en un an dans la même commune

L'empoisonneur disséminerait des boulettes empoisonnées dans les rues de La-Seyne-sur-Mer (Photo : Getty Images/iStockphoto) (Getty Images/iStockphoto)

Activement recherché, le suspect utiliserait des boulettes de viande contenant différentes substances toxiques pour s'en prendre aux canidés.

Une inquiétante épidémie qui n'a probablement rien de naturel. Depuis près d'un an, les habitants de La-Seyne-sur-Mer possédant un chien vivent sous une étrange menace. Depuis le mois de février 2022, une quarantaine de chiens ont en effet été empoisonnés sur le territoire de la commune. Trois d'entre eux y ont perdu la vie.

Des boulettes de viande à l'insecticide

Comme le rapporte Le Parisien, les animaux touchés sont tous tombés malades après avoir mangé des "petites boulettes de viande empoisonnées" laissées comme appât dans les rues de La Seyne-sur-Mer. D'après le média francilien, les boulettes contiennent parfois "du verre pilé, des clous ou un hameçon", en plus d'une substance toxique qui proviendrait d'un vieil insecticide interdit en France depuis une quinzaine d'années.

Après une première vague d'empoisonnement en février et mars 2022, ces méprisables agissements ont repris de plus belle depuis le mois de novembre dernier. Les chiens ayant le malheur de manger l'une des boulettes disséminées par l'empoisonneur sont ensuite pris de "vomissements aigus", de "diarrhées" ou même de "convulsions".

"Il est tombé raide, il ne réagissait plus du tout"

Dans certains cas, l'empoisonnement peut même se révéler fatal, un drame qui a heureusement épargné Sylvie, une Seynoise âgée de 58 ans, dont le jeune chien a été empoisonné à trois reprises en moins d'un an, à chaque fois en dévorant l'un des fameux appâts empoisonnés. "Sa jeunesse l’a sauvé, il a eu chaud, affirme la quinquagénaire dans les colonnes du Parisien. La première fois, c’était foudroyant, il est tombé raide, il ne réagissait plus du tout, on entendait juste un léger râle."

Après avoir dépensé pas moins de 1400 euros en soins vétérinaires, Sylvie a réussi à garder en vie son fidèle compagnon, mais celui-ci se trouve donc toujours sous la menace de l'insaisissable suspect, activement recherché par la police. "Mes clients m’en parlent beaucoup, ils sont sur leurs gardes, ça crée une psychose", témoigne la patronne d'un salon de toilettage situé en centre-ville. Pour mettre un terme à cette situation, il va donc falloir mettre la main sur l'empoisonneur en série...

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