Val-de-Marne : un jeune homme de 22 ans décède après avoir consommé du gaz hilarant

De nombreuses capsules de gaz hilarant ont été retrouvées dans la voiture de la victime (Photo : Getty Images/iStockphoto) (Getty Images/iStockphoto)

A la suite de l'ouverture d'une enquête, une autopsie va être pratiquée sur le défunt pour comprendre dans quelle mesure ce décès est dû à une consommation excessive de protoxyde d'azote.

Un drame qui montre que consommer du gaz hilarant est loin d'être un geste anodin. Un jeune homme âgé de 22 ans a perdu la vie, dans la nuit du vendredi 5 au samedi 6 août à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), dans des circonstances floues, après avoir consommé une importante quantité de protoxyde d'azote.

Sa petite amie affirme qu'il "venait de consommer du protoxyde d’azote"

D'après les informations du Parisien, la victime a été retrouvée "en arrêt cardiorespiratoire sur un trottoir" vers 6h45, après être rentré au petit matin à proximité de son domicile, et n'a pas pu être ranimée, malgré un long massage cardiaque prodigué par les pompiers. "Sa petite amie, qui l’accompagnait, a précisé à la police qu’il venait de consommer du protoxyde d’azote", précise une source du quotidien francilien.

Un nombre important de cartouches de gaz hilarant ont en effet été retrouvées dans la voiture du défunt, mais le flou est total sur le déroulement de la nuit précédant le drame. L'enquête qui a été immédiatement ouverte et confiée au commissariat de Vitry-sur-Seine devra notamment retracer le cours de cette funeste soirée.

Une tendance inquiétante

Une autopsie va par ailleurs être réalisée pour comprendre comment est survenu l'arrêt cardio-respiratoire. "On ne peut pas affirmer à 100 % que seul le protoxyde d’azote a provoqué le décès, commente un policier cité par Le Parisien. Le jeune homme a pu consommer de l’alcool ou d’autres substances pendant la nuit, mais la consommation excessive et l’association avec d’autres substances sont de toute façon très nocives."

Comme le montrent les chiffres de l’Association française des centres d’addictovigilance, la consommation de protoxyde d'azote dans un cadre festif, le plus souvent par une population jeune, est en augmentation constante ces dernières années, en dépit de l'interdiction de vente aux mineurs décrétée en août 2021. Une tendance forcément inquiétante, alors que plusieurs études ont prouvé les ravages sur la santé que peut provoquer ce produit.

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