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Valérie Pécresse : « C’était une campagne pour rien »

La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, dans son bureau à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 24 novembre 2023.  - Credit:Elodie Grégoire pour « Le Point »
La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, dans son bureau à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), le 24 novembre 2023. - Credit:Elodie Grégoire pour « Le Point »

Son élimination au premier tour de l'élection présidentielle, avec cette contre-performance (4,78 %), avait plongé sa famille politique dans la tourmente. Depuis le choc de la défaite, il y a dix-huit mois, jamais Valérie Pécresse ne s'était livrée en profondeur sur les raisons de cet échec, qui aurait pu la conduire à « la désertion ou la dépression ».

La présidente de la région Île-de-France, qui se décrit comme « une femme atypique, une écologiste de droite, une féministe de droite », désormais « remontée sur son cheval », appelle à un sursaut pour que l'ordre l'emporte sur le chaos, dans une France en proie aux fractures et à la violence. Elle n'en oublie pas, au passage, de régler ses comptes avec l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy qui avait choisi d'appeler à voter Emmanuel Macron plutôt que de la soutenir. L'ancienne candidate n'a renoncé à rien, pour aujourd'hui comme pour demain.

L'intégralité de l'interview est à retrouver ici.

La campagne présidentielle

« Nous avons choisi notre candidat trop tard. François Hollande, que je côtoie en Corrèze, m'a dit : “C'est deux ans de préparation pour se faire connaître.” […] Lors de la campagne présidentielle, qui a été percutée par le Covid et l'Ukraine, beaucoup de questions clés ont été laissées de côté, comme l'immigration incontrôlée, l'intégration ratée, la souveraineté bafouée, l'école et la santé abîmées, le pouvoir d'achat en berne ou le rapport au travail disloqué. C'était une campagn [...] Lire la suite