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Valérie Hayer « pas très à l’aise » avec les propos d’Emmanuel Macron sur Gérard Depardieu

Valérie Hayer « pas très à l’aise » avec les propos de Macron sur Depardieu (Photo de Valérie Hayer 
 prise en mars 2024)
SAMEER AL-DOUMY / AFP Valérie Hayer « pas très à l’aise » avec les propos de Macron sur Depardieu (Photo de Valérie Hayer prise en mars 2024)

POLITIQUE - Valérie Hayer ne partage les opinions d’Emmanuel Macron sur Gérard Depardieu. La tête de liste de la majorité présidentielle aux européennes qui était invitée sur le plateau de Quotidien mardi 2 avril au soir, est revenue sur les déclarations du président le 20 décembre dernier et s’est dite « pas très à l’aise » avec ces mots.

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Malgré les mises en examen et plaintes pour « viols » et « agression sexuelle » visant le comédien, le président de la République l’avait qualifié en décembre sur France 5 d’« immense acteur » qui « rend fier la France ». Des propos condamnés par des politiques et par des artistes dans plusieurs tribunes et qui ont égratigné un peu plus la « grande cause » de son quinquennat.

« Gérard Depardieu n’est pas un modèle, a déclaré Valérie Hayer sur TMC. Je le dis parce qu’en tant que femme, effectivement, j’ai été mal à l’aise. Je comprends aussi que ça a été mal perçu. ». Appelant à « être vigilant » sur les mots employés, l’eurodéputée Renew Europe a précisé qu’elle n’a « pas eu l’occasion » de faire part de son malaise « directement » auprès d’Emmanuel Macron.

« Ne pas caricaturer l’action du président »

Malgré cette prise de distance, la candidate macroniste a appelé à « ne pas caricaturer l’action du président de la République » qui est selon elle « sans commune mesure avec ce qui a été fait par le passé ». Et d’ajouter : « Depuis 2017, on a un président de la République qui est engagé en faveur des droits des femmes et qui est exemplaire en la matière ». « Je parle de l’action », a-t-elle tout de même précisé.

Elle évoque à titre d’exemple l’inscription de l’interruption volontaire de grossesse dans la Constitution, la création la ligne d’écoute pour les femmes victimes de violences (3919), ou encore le projet en cours d’élaboration d’un dispositif de congé familial amené remplacer le congé parental actuel.

Malgré le tollé provoqué par ses propos, Emmanuel Macron a dit en janvier n’éprouver « aucun regret d’avoir défendu la présomption d’innocence pour une personnalité publique, un artiste en l’espèce, comme je l’ai fait pour des responsables politiques ».

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