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La vague de licenciements dans le jeu vidéo touche Riot Games, éditeur de “League of Legends”

C’est “la dernière des grandes entreprises de la tech” à licencier du personnel, constate CNN. Riot Games, développeur des très populaires League of Legends (LOL) et Valorant, a annoncé, lundi 22 janvier, “la suppression de 11 % de ses effectifs dans le monde”, rapporte le média américain.

Des coûts “insoutenables”

L’éditeur de jeux vidéo installé à Los Angeles avait “plus que doublé [ses effectifs] ces dernières années”. Dans une lettre aux joueurs, cette filiale du chinois Tencent explique que ces quelque 530 licenciements sont une “décision cruciale pour l’avenir de Riot”. Face à la hausse des coûts devenus “insoutenables” et à des choix stratégiques “qui n’ont pas porté leurs fruits”, le PDG, Dylan Jadeja, annonce aux équipes qu’il leur faudra désormais se concentrer sur les activités essentielles, celles “qui apportent le plus aux joueurs”.

Riot Games vient ajouter son nom à la liste des entreprises du jeu vidéo et de la tech qui resserrent leurs effectifs depuis le début de l’année, note le média américain, après Google et Twitch, la plateforme de jeux en streaming d’Amazon qui s’est séparée de 500 employés.

Racheté en 2011 par Tencent, Riot Games avait diversifié ses activités depuis 2019, du jeu de cartes en ligne à la série d’animation ou l’e-sport. L’éditeur donnera “la priorité aux équipes qui développent les jeux phares de Riot”, indique-t-il. Est ainsi abandonné le label Riot Forge, qui accueillait les jeux de développeurs tiers en rapport avec l’univers de LOL.

Déjà 3 800 licenciements en 2024

Cette nouvelle vague intervient “quelques jours seulement après l’enquête de la Game Developers Conference (GDC) selon laquelle 56 % des sondés pensaient que des licenciements étaient à prévoir dans les studios”, relève The Verge. Le média de la tech voit “le froid gagner l’ensemble de l’industrie”. Ce que confirme Kotaku, avec son suivi des suppressions de postes dans le jeu vidéo : le magazine spécialisé en dénombre déjà 3 800 depuis le début de 2024. Une année qui “s’annonce horrible pour les créateurs de jeux”.

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