Vaccination, situation en Île-de-France, patients évacués: ce qu'il faut retenir du point d'Olivier Véran

Jeanne Bulant
·3 min de lecture

Le ministre de la Santé a mis en garde, ce jeudi, face à l'aggravation de la situation sanitaire sur le territoire français, et notamment en Île-de-France, où les services de réa sont sous extrême tension.

Lors de sa traditionnelle conférence de presse, le ministre des Solidarités et de la Santé a qualifié ce jeudi la situation épidimique de "tendue et inquiétante" sur le territoire français en raison de l'épidémie de Covid-19.

Olivier Véran a indiqué qu'en France, "la pression sanitaire atteint désormais des niveaux similaires à ceux constatés lorsque nous approchions du pic de la deuxième vague". "L'épidémie demeure très hétérogène sur tout le territoire, elle ne progresse pas de la même façon partout", a précisé le ministre de la Santé.

· Trois régions "inquiètent"

Le ministre de la Santé a fait savoir que le gouvernement était particulièrement préoccupé par la situation dans trois régions: les Hauts-de-France, l'Île-de-France et la Provence-Alpes-Côte-d'Azur. Ainsi, Olivier Véran juge qu'"une approche régionalisée est plus que jamais pertinente".

· Les réa d'Île-de-France sous extrême tension

Au cours de la dernière semaine, la pression n'a cessé de s'accentuer dans les hôpitaux d'Île-de-France, notamment dans les services de réanimation, puisqu'un Francilien est admis "toutes les 12 minutes" en réanimation, a détaillé le ministre.

Le taux d'incidence a atteint 350 cas pour 100.000 habitants en moyenne par semaine dans la région. Toutefois, "nous ne savons pas quand ni où se situe le pic épidémique", a reconnu Olivier Véran, avant de mettre en garde: "si l'épidémie se poursuit à ce niveau et à ce rythme (en Île-de-France) nous prendrions toutes les mesures qui s'imposent". Des "dizaines voire centaines" de patients pourraient ainsi être transférés depuis l'Ile-de-France.

· Les variants sont devenus la norme

Olivier Véran a aussi confirmé que les variants, qui sont plus contagieux, remplacent progressivement le virus initial sur le territoire français. Selon lui, ils représentent désormais "plus des deux-tiers des contaminations en France". Toutefois, "la part des variants brésilien et sud-africain est bien maîtrisée" et se situe "autour de 6% des cas positifs" dans le pays. Le variant anglais, lui, représente plus de 67% des cas positifs désormais.

· 286.000 doses de vaccin administrées en 24h, un record

"Nous vaccinons à flux tendu et les vaccins n'attendent pas", a défendu Olivier Véran, alors que la lenteur de la campagne vaccinale français est toujours beaucoup pointée du doigt. Ce jeudi, 286.000 Français ont reçu une injection de vaccin en 24 heures, ce qui représente un record depuis le début de la campagne, selon le ministre.

Au total, ce sont ainsi 4.545.000 de Français qui ont reçu une première injections de vaccin contre le Covid-19, et 2.165.000 Français qui ont reçu les deux doses.

· Pas de suspension de "la vaccination avec AstraZeneca"

"D'après l'Agence nationale de sécurité du médicament, il n'y a pas lieu de suspendre la vaccination par AstraZeneca", a déclaré Olivier Véran, alors que plusieurs pays ont décidé de suspendre par précaution les injections de ce vaccin après des cas de thromboses dont le lien n'est cependant pas formellement établi avec la vaccination. "Des enquêtes sont menées systématiquement à chaque fois qu'un effet indésirable grave est déclaré", a-t-il assuré.

"Mais de quoi parlons-nous? Sur 5 millions d'Européens, 30 personnes ont présenté des troubles de la coagulation. Chaque dossier est évidemment analysé pour chercher un lien de causalité avec la vaccination, ils n'ont pas encore été identifiés formellement". Et "cela ne constitue pas un sur-risque statistique", a poursuivi le ministre.

Article original publié sur BFMTV.com

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