Vaccin contre la variole du singe : la HAS conseille de faire des stocks

A doctor poses with a monkeypox vaccine vial at a Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) in Montpellier, southern France on August 23, 2022. (Photo by Pascal GUYOT / AFP)
PASCAL GUYOT / AFP A doctor poses with a monkeypox vaccine vial at a Centre gratuit d'information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD) in Montpellier, southern France on August 23, 2022. (Photo by Pascal GUYOT / AFP)

SANTÉ - La France devrait stocker des vaccins anti-variole afin d’être prête à de futures flambées de Mpox (nouveau nom de la variole du singe ou « monkeypox » en anglais), a estimé ce mardi 3 janvier la Haute autorité de santé (HAS), alors que l’État a toujours maintenu le flou sur l’état réel de ces réserves.

« La HAS recommande de constituer des stocks stratégiques de vaccins antivarioliques de troisième génération suffisants pour permettre la mise en place rapide d’une campagne de vaccination réactive, y compris à large échelle si le niveau de menace le justifie », résume l’autorité chargée d’orienter les politiques publiques de santé.

Mpox était essentiellement présente en Afrique depuis plusieurs décennies. Mais elle a été à l’origine d’une épidémie dans de multiples pays européens et américains en 2022 ; cette flambée, qui a surtout frappé des hommes ayant des rapports homosexuels, s’est depuis largement résorbée.

Vaccins anti-variole dernière génération

Mais les autorités cherchent à établir comment bien lutter contre de futures épidémies de cette maladie, qui se traduit notamment par de la fièvre et une série de lésions cutanées.

À ce titre, la HAS recommande donc d’utiliser, comme cela a été pratiqué l’an dernier, des vaccins anti-variole de dernière génération, au vu de données largement encourageantes sur leur efficacité contre le mpox (entre 76 et 87 % après une première dose).

En revanche, elle estime que cette maladie ne représente pas une menace suffisante pour utiliser des vaccins anti-variole plus anciens. Ces derniers, dits de première et deuxième générations, représentent en effet un risque important d’effets secondaires, parfois mortels.

Quels stocks en France ?

Il existe un flou sur le niveau des stocks de ces vaccins en France. Contrairement à d’autres pays, l’État ne donne pas d’indication précise, se retranchant derrière le secret-défense, même s’il est apparu en mesure d’organiser une campagne de vaccination efficace contre l’épidémie de 2022.

La HAS recommande, par ailleurs, des stratégies différentes de vaccination en cas de retour du Mpox, selon que les cas s’avèrent plus ou moins importants. S’ils restent « isolés ou dispersés », la vaccination ne concernerait que les personnes qui ont été en contact avec des malades. Elle devrait être effectuée entre quatre et 14 jours après ce contact.

Mais si les cas redeviennent « nombreux et simultanés », il faudrait passer à une vaccination « préventive » qui serait proposée aux personnes jugées à risque d’exposition, ainsi qu’aux soignants.

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