"Uncle Frank" : coming out dans les champs

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Il est l'un des plus brillants auteurs de Hollywood. Alan Ball, 63 ans, a marqué les esprits en écrivant American Beauty (1999), le film de Sam Mendes lauréat de cinq oscars dont celui du meilleur scénario, ainsi que la série culte aux neuf Emmy Awards Six Feet Under (2001-2005) sur le quotidien d'une entreprise de pompes funèbres. Début septembre, c'est en tant que réalisateur qu'il a présenté, à distance, au festival de Deauville Uncle Frank. Son long métrage y a décroché le prix du public, qui a adhéré à ce drame aux thèmes certes rebattus (tolérance, compassion, pardon) mais qui dessinent une chronique touchante et à l'humour caustique.

Ce film en partie autobiographique raconte l'histoire d'une jeune fille de 18 ans qui s'installe chez son oncle Frank, professeur de littérature à New York, pour échapper à l'emprise de sa famille rétrograde en Caroline du Sud. Elle découvre que Frank est gay et que Wally, le colocataire de celui-ci, est en réalité son compagnon de longue date. À la mort de son père, Frank refuse que Wally l'accompagne aux funérailles car ses proches ignorent son homosexualité.

Les secrets et les traumatismes de sa famille

Au téléphone, Alan Ball explique à quel point Uncle Frank reflète les secrets et les traumatismes de sa famille. "Il m'a permis de panser mes blessures", avoue-t-il. Originaire d'une petite bourgade de Géorgie, il a connu sa première tragédie à 13 ans. "Ma sœur aînée ­chérie a été tuée dans un accident de la route, indique-t-il, la gorge...


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