Un ancien policier suivait son ex-compagne avec un traceur posé sur son véhicule

Un ancien policier a été condamné pour des violences sur son ex-compagne - Getty Images/iStockphoto (Getty Images/iStockphoto)

À Aix-en-Provence, un homme de 40 ans a été condamné à 12 mois de prison avec sursis pour des faits de violence conjugale sur son ex-compagne, devant leurs enfants. Cet ancien policier avait également posé un traceur sur le véhicule de sa victime.

C’est une affaire à la fois surréaliste et terriblement banale qui a été jugée par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence ce lundi 28 novembre 2022. C’est là qu’un homme âgé de 40 ans a été condamné à 12 mois de prison avec un sursis probatoire de deux ans doublé d'une interdiction d’entrer en contact avec la victime et de paraître à son domicile, rapporte le journal La Provence. Il a en effet été reconnu coupable de violences conjugales à l’encontre de son ex-compagne alors qu’il avait d’ores et déjà interdiction de l’approcher suite à une condamnation pour des faits similaires.

Cette restriction n’avait pourtant pas empêché ce gardien de prison de harceler celle qui a partagé sa vie avant leur rupture. L’enquête a révélé que 161 rencontres avaient eu lieu en 43 jours entre la victime et celui qui est aussi un ancien policier. Pire encore, 1 500 appels et emails ont été passés et envoyés par le condamné à la mère de ses deux enfants, dont certains contenaient des “menaces de suicide” et des éléments de “chantage affectif” sur les petits. L’homme avait également placé un traceur sur le véhicule de son ex-compagne afin de suivre chacun de ses mouvements. “Je ne m’en suis servi qu’une seule fois. Et c’est moi qui l’ai donné à la police, j’ai toujours été honnête dans ce dossier”, a-t-il déclaré au tribunal comme si cela excusait son comportement.

Une violente dispute

L’homme ne semble d’ailleurs pas vraiment être dans la repentance puisqu'il s’est justifié ainsi : “Elle avait un mec et elle m’appelle pour me dire je t’aime, que je suis l’homme de sa vie. Deux jours après, elle change d’avis.” Une excuse qui n’a pas convaincu les magistrats de le dédouaner des actes de violence dont il s’est rendu coupable le 31 octobre dernier. Ce jour-là, le gardien de prison se trouve chez sa victime, il essaie de l’embrasser mais elle le repousse. Il lui assène donc un coup de genoux dans les fesses et la pousse violemment contre le frigo, devant leurs deux filles âgées de 7 ans et 9 ans.

Malgré ces actes, il n’a été condamné qu’à du sursis alors que le ministère public requérait de la prison ferme. La présidente du tribunal lui a toutefois précisé que, cette fois, il devrait absolument respecter l’interdiction d’entrer en contact avec sa victime. “Cela veut dire une stricte interdiction, qui prend effet maintenant”, a tranché la magistrate.

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