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Les ultrasons au secours de la maladie de Parkinson ?

Ils ont été 69 patients à recevoir des ultrasons focalisés au niveau d’une région ciblée d’un côté du cerveau (Getty Images)

Selon les chercheurs, 70% des patients ayant reçu des ultrasons ont répondu avec succès au traitement.

Dans le monde, plus de 8,5 millions de personnes étaient atteintes de la maladie de Parkinson en 2019 d'après les chiffres de l'Organisation mondiale de la Santé. La France compte plus de 167 000 patients et 25 000 nouveaux diagnostics par an souligne l'Inserm qui précise que cette maladie neurodégénérative progressive se caractérise "par la destruction de certains neurones du cerveau et par l’accumulation d’amas protéiques toxiques pour les cellules nerveuses".

Actuellement, la prise en charge de la maladie de Parkinson repose sur la dopamine afin de compenser les effets liés à la neurodégénérescence. D'autres traitements sont à l'étude pour ralentir ou stopper l'évolution de la maladie. Selon une nouvelle étude publiée dans le New England Journal of Medicine, des patients ont obtenu une amélioration significative de leurs tremblements, de leur mobilité et d'autres symptômes physiques après avoir subi une procédure peu invasive impliquant des ultrasons focalisés.

Approbation de la FDA

Cet essai clinique a été mené auprès de 94 patients, ils ont été 69 à recevoir des ultrasons focalisés au niveau d’une région ciblée d’un côté du cerveau et les autres ont été inclus dans une procédure fictive. Résultats ? Les chercheurs assurent que près de 70% des patients ayant reçu les ultrasons ont répondu avec succès au traitement contre 32% pour le groupe témoin. Un an plus tard, les patients du groupe avec les ultrasons affichaient toujours une réponse favorable. L'appareil utilisé, baptisé Exablate Neuro, a été approuvé par la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis pour traiter la maladie de Parkinson avancée d'un côté du cerveau.

"Ces résultats sont très prometteurs et offrent aux patients atteints de la maladie de Parkinson une nouvelle forme de thérapie pour gérer leurs symptômes. Il n'y a pas d'incision impliquée, ce qui signifie aucun risque d'infection grave ou d'hémorragie cérébrale", se félicite l'auteur de l'étude, le Dr Howard Eisenberg, dans un communiqué. Pour le moment, cette procédure n'est pas prise en charge par les assurances américaines mais est déjà disponible au centre médical de l'Université du Maryland (UMMC).

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