Ukraine: près de Kherson, des pertes ukrainiennes "importantes mais moins que celles de l'ennemi"

Ukraine: près de Kherson, des pertes ukrainiennes "importantes mais moins que celles de l'ennemi"
Oleg, un commandant de brigade ukrainien près d'une école libérée par l'armée ukrainienne à Merulubvika - BFMTV
Oleg, un commandant de brigade ukrainien près d'une école libérée par l'armée ukrainienne à Merulubvika - BFMTV

Où en est l'offensive de Kherson? Cette ville - première prise de guerre des Russes - pourrait tomber dans les jours qui viennent et revenir aux mains des Ukrainiens. Peu d'informations filtrent jusqu'ici. La communication de l'armée ukrainienne est verrouillée.

Exceptionnellement, BFMTV a pu accompagner des soldats sur la route de Kherson depuis Kryvyï Rih. Ici, les hommes du capitaine "Némo", comme ils le surnomment, contrôlent la ligne de front. Vitali, un soldat, est chargé de remorquer un char ukrainien.

"Ce tank revient des combats, il faut qu'on le répare au plus vite chez-nous pour retourner [sur le front des combats, ndlr]", explique-t-il.

Les chars, fortement endommagés, montrent l'intensité des combats. Les soldats se rendent à Merulubvika. Ici, une école vient d'être libérée par l'armée ukrainienne. Némo reste très vigilent à son arrivée. "C'est bon, ce sont nos hommes", explique-t-il après vérification, indiquant ainsi que la zone est sûre.

"On perd des hommes, c’est très dur émotionnellement"

Dans ce secteur, Oleg est le commandant de secteur. Il revient sur l'avancée ukrainienne.

"Les combats sont intenses, l’école était une base des Russes. Alors oui, je suis content qu’on récupère notre terre, mais tous les jours, on perd des hommes, c’est très dur émotionnellement", explique-t-il.

Le capitaine Némo refuse de nous dire précisément comment avance la contre-offensive. "Ça je ne peux pas. Je n’ai pas le droit d’évoquer notre plan. Bien sûr que j’ai mon idée, sinon je ne serai pas là", indique le militaire. "On va reprendre nos terres villages par village. Nos pertes sont importantes mais celles de l’ennemi encore plus".

Notre voyage se termine à Zolota Balka, l'une des dernières localités liberées par l'armée ukrainienne. De l'autre côté du Dniepr se trouvent les positions russes. Selon les soldats croisés sur place, la ville de Kherson serait désormais à seulement 70 km des troupes ukrainiennes.

Article original publié sur BFMTV.com