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Tsahal a détruit "17 des 24 bataillons" du mouvement islamiste à Gaza, affirme Benyamin Nétanyahou

L'armée israélienne a une nouvelle fois pilonné la bande de Gaza samedi. Des dizaines de personnes ont été tuées alors que la ville de Rafah abrite plus d'un million de déplacés palestiniens.

Une attaque de drone israélien à Rafah, proche de la frontière égyptienne a touché une touché une voiture civile ce dimanche, sans faire de victime. C'est ici que plus de la moitié des 2,3 millions d’habitants de Gaza ont trouvé refuge. 85 % de la population de l'enclave palestinienne a été déplacée, et près d'un quart ne mange pas à sa faim.

Le Ministère de la Santé à Gaza a fait état dans un communiqué de 127 morts au cours des 24 dernières heures.

Israël se dit déterminé à écraser le Hamas et à l'empêcher de revenir au pouvoir à Gaza. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a assuré dimanche 4 février que l'armée de l'Etat hébreu avait détruit "17 des 24 bataillons" du mouvement islamiste au pouvoir dans l'enclave palestinienne, et responsable des attentats du 7 octobre en Israël.

L'Union Européenne se dit préoccupée par les intentions de Tel Aviv de mener une large offensive à Rafah. "La plupart de ceux qui restent sont dans le sud de la bande de Gaza et à Rafah, et on va s'en occuper", a ajouté le chef du gouvernement israélien. "La pression sur le Hamas fonctionne (...) Ils sont dans une situation difficile et nous les frappons durement", a affirmé de son côté le ministre de la Défense israélien, Yoav Gallant.

Selon le dernier bilan du ministère de la Santé de Gaza contrôlé par le Hamas, 27 365 morts personnes ont été tuées dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre – pour la plupart des femmes et des enfants. Plus de 66 000 personnes ont été blessées.

Depuis Beyrouth, Oussama Hamdane a confirmé que le mouvement palestinien avait reçu la proposition de trêve. "On ne peut pas encore parler d'accord" a-t-il fait savoir. Après avoir examiné les termes de cet accord, "nous annoncerons notre position qui sera basée sur (...) notre volonté de mettre fin le plus rapidement possible à l'agression contre notre peuple", a-t-il ajouté.

Un haut responsable du Hamas au Liban, Oussama Hamdane, a affirmé samedi, lors d'une conférence de presse, que son mouvement était ouvert à toute discussion qui mettrait fin à "l'agression" israélienne dans la bande de Gaza. Il a néanmoins estimé qu'il était prématuré de parler d'un accord sur une trêve. Un projet d'accord entre Israël et le mouvement islamiste palestinien, élaboré par les médiateurs qatari, américain et égyptien, prévoit notamment une libération d'otages retenus à Gaza en échange de prisonniers palestiniens incarcérés par Israël.

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken se rend dimanche au Moyen-Orient pour soutenir les tractations sur une nouvelle trêve entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, en guerre depuis près de quatre mois. Il doit se rendre au Qatar, en Egypte, en Israël, en Cisjordanie occupée et en Arabie saoudite.