Trois pistes pour vaincre la tuberculose

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Le BCG fête ses 100 ans mais la maladie tue encore. Les chercheurs ont ouvert trois fronts pour l'éradiquer : la découverte d'un vaccin plus efficace, la mise au point de traitements plus courts et accessibles et le développement de tests pour prédire les résistances.

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - La Recherche n°895 daté septembre 2021.

Non la tuberculose n'a pas disparu. Cette maladie terrible est toujours responsable, cent ans après la première vaccination en France par le célèbre BCG (bacille de Calmette et Guérin), de 1,5 million de morts par an dans le monde. Chaque année, 10 millions de nouveaux cas sont recensés. En France, le taux d'incidence est passé de 155 cas pour 100.000 habitants en 1946 à 7,4 en 2014. Mais depuis, ce chiffre stagne et les médecins détectent toujours environ 5000 cas par an. Certes l'incidence nationale semble faible, notamment rapportée à celle bien plus élevée dans les huit pays concentrant deux tiers des cas mondiaux, comme les Philippines (560 cas pour 100.000 habitants). Mais elle cache des disparités géographiques et sociales importantes. Trois régions restent à haut risque : la Guyane, Mayotte et l'Île-de-France. Pauvreté, malnutrition, immunodépression (par exemple chez les malades du Sida) sont autant de facteurs de risque bien identifiés, qui expliquent aussi la forte incidence retrouvée chez les migrants, les sans-abri, les détenus…

Aujourd'hui, près d'un tiers de la population mondiale est porteuse du bacille de Koch (Mycobacterium tuberculosis). Cette bactérie sait se faire silencieuse et se réveille parfois bruyamment. Si l'on estime que le diagnostic et le traitement de la tuberculose ont permis de sauver 60 millions de vies entre 2000 et 2019, la situation ne s'améliore plus, malgré un vaccin et des antibiotiques spécifiques. Deux raisons à cela. La première est la faible efficacité du BCG. "Nous avons besoin de nouveaux vaccins qui protègent à la fois contre l'infection et la transmission, insiste Olivier Neyrolles, médaille d'argent 2021 du CNRS et directeur de l'Institut de pharmacologie et de biologie structurale (université Paul-Sabatier, Toulouse). C'est pour cela qu'il nous faut encore mieux comprendre l'immunité complexe du bacille tuberculeux et inten[...]

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