Trois lézards à l'épreuve du changement climatique

·2 min de lecture

Le programme des "sentinelles du climat", unique en Europe, étudie l'évolution du cadre de vie d'une vingtaine d'espèces. Reportage en Nouvelle-Aquitaine.

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - La Recherche n°895 daté septembre 2021.

Dix-sept kilomètres tous les dix ans. C'est l'avancée vers le nord des espèces animales observée par diverses études internationales dans les zones tempérées comme la France. D'un point de vue global, le constat peut s'énoncer ainsi : la planète se réchauffe, les animaux migrent vers les pôles. Mais comment préciser ce tableau ? En Nouvelle-Aquitaine, un programme unique en Europe se penche depuis 2014 sur l'évolution du cadre de vie d'une vingtaine d'espèces animales et végétales. Son nom : "les sentinelles du climat". Il est piloté par l'association Cistude Nature, dont le but est de comprendre comment les espèces ressentent le changement climatique et si elles peuvent s'y adapter. C'est que, au-delà du constat global, chacune d'entre elles fait face à un problème unique. Un papillon comme l'azuré des mouillères est menacé par la floraison de plus en plus précoce de la gentiane pneumonanthe dont il dépend. Le raccourcissement de la période d'hibernation pourrait perturber la reproduction des marmottes. Seule la patiente approche du naturaliste de terrain permet de comprendre ces interactions. Parmi les "sentinelles" figurent ainsi trois espèces de lézards dont on pourrait penser - à tort - que la hausse des températures leur sera favorable. Alors que leur milieu humide est menacé par des sécheresses de plus en plus longues et fréquentes.

CONTEXTE

Le rapport commun de la Plate-forme intergouvernementale sur la biodiversité (Ipbes) et du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) publié le 10 juin souligne les liens étroits entre une température mondiale en hausse et les changements qui affectent la faune et la flore. Cela a aussi été un thème central du congrès mondial de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) qui s'est tenu du 2 au 11 septembre à Marseille.

Le lézard ocellé craint l'élévation des températures

Le plus gr[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles