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Trois ans après le coup d’État, la dictature birmane bientôt vaincue ?

Des manifestants dans une mise en scène destinée à marquer le troisième anniversaire du coup d'État en Birmanie, devant le bâtiment des Nations unies à Bangkok, en Thaïlande, le 1er février 2024.  - Credit:Sopa Images/Sipa
Des manifestants dans une mise en scène destinée à marquer le troisième anniversaire du coup d'État en Birmanie, devant le bâtiment des Nations unies à Bangkok, en Thaïlande, le 1er février 2024. - Credit:Sopa Images/Sipa

En soixante-quinze ans de guerre civile, jamais la Birmanie n'avait connu de destructions semblables. Ce 25 janvier, à une semaine du troisième anniversaire du coup d'État du 1er février 2021, des drones de l'armée ont bombardé avec des bombes incendiaires un marché de la ville de Loikaw, réduisant en cendre plusieurs halles de deux étages.

Cette capitale de l'État de Kayah est la première grande ville du pays à être tombée en partie aux mains de la résistance depuis novembre 2023. Encerclés, les soldats de la junte bombardent les quartiers tenus par les rebelles.

Autrefois évaluée entre 50 000 et 150 000 habitants, selon les délimitations de l'aire urbaine, la population a fui en masse vers des camps de fortune dans les campagnes et les montagnes. Ne resterait aujourd'hui qu'une dizaine de milliers d'habitants terrés dans leurs maisons.

Selon les KNDF, principal groupe armé rebelle de la région, 10 % de la ville auraient été endommagées par des bombardements pendant les derniers mois. « Il s'agit du marché de Nathat et de la Banque Innwar, mais il y a aussi le marché de Thirimingalar et bien d'autres endroits qui ont été détruits », précise Tay Za, combattant de l'unité Génération Z de Loikaw, une des Forces de défense du peuple (abrégé en PDF en anglais) locales, nom des groupes armés de jeunes résistants formés en réaction au coup d'État.

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