Publicité

"La Tresse": comment Laetitia Colombani a adapté son best-seller au cinéma


"Quand j'ai écrit le roman en 2015, j'étais très loin de me douter qu'il aurait cet accueil et qu'on me proposerait d'en faire un film". La cinéaste Laetitia Colombani, autrice de La Tresse, s'étonne encore du destin de son livre. C'est elle qui a porté à l'écran son best-seller - vendu à 5 millions d'exemplaires dans le monde, en salles ce mercredi 29 novembre.

"La Tresse a été une aventure qui m'a emmenée dans des endroits que je n'aurais pas soupçonnés", ajoute-t-elle Laetitia Colombani. Le film, célébrant la sororité, à travers le destin de trois femmes, l'une en Inde, l'autre en Italie, la troisième au Canada, a mené sa réalisatrice "aux quatre coins du monde".

"Une aventure pas seulement cinématographique"

"Ça a été une aventure, pas seulement cinématographique, mais humaine très forte. Je me suis retrouvée au cœur d'une population intouchable en Inde, dans le sud de l'Italie, au canada, au milieu d'un tournage quasiment à l'américaine".

L'histoire se déroule sur trois continent et raconte l'histoire de Smita, une Indienne appartenant à la caste des Intouchables et qui tente d'offrir un avenir meilleur à sa fillette. La jeune Giulia, à Palerme, dont la famille possède un atelier de traitement des cheveux, se retrouve brusquement ruinée après l'accident de son père. Au Canada, La vie de Sarah, avocate réputée, bascule lorsqu'elle découvre qu'elle est atteinte d'un cancer.

"Cette histoire, elle parle de solidarité, de sororité, d'un lien qui peut être inconscient, de ce grand filet d'âmes qui nous relie, à travers les continents, malgré les différences de culture, de langue, de traditions, de religion", souligne Laetita Colombani.

"J'aime l'idée qu'on peut se sentir proche de quelqu'un qui ne vous ressemble pas, qui en apparence n'a rien de commun avec vous. Et portant, moi je me sens proche des femmes que je rencontre dans le monde entier. J'avais envie de raconter cette proximité-là".

Le succès des adaptations littéraires

L'idée du livre, Laetitia Colombani l'a eue il y a plus de 10 ans en regardant un reportage d'envoyé spécial, sur la route du cheveu, depuis l'Inde, où les femmes vendent leurs cheveux, à l'occident, où ces cheveux, devenus des perruques, sont commercialisés. Et en accompagnant dans un magasin de perruques une amie qui suivait une chimiothérapie.

Le film La Tresse connaîtra-t-il le succès d'autres récentes adaptations comme Le Consentement de Vanessa Springora, ou le classique Les Trois mousquetaires de Dumas? En moyenne, les adaptations font 60% d'entrées en plus.

Article original publié sur BFMTV.com