Comment va se dérouler l'hommage au sergent Maxime Blasco ce mercredi aux Invalides?

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La cour des Invalides (photo d'illustration) - Patrick Kovarik - AFP
La cour des Invalides (photo d'illustration) - Patrick Kovarik - AFP

Un hommage présidé par Emmanuel Macron sera rendu ce mercredi à 16h30 à l'Hôtel des Invalides au sergent français Maxime Blasco, un soldat au "parcours exceptionnel" tué en opération au Mali, a annoncé mardi l'Elysée.

Le cortège funéraire franchira auparavant le pont Alexandre III à Paris, comme de tradition, sur les coups de 15h. Après quoi le président de la République présidera l'hommage de la Nation au sergent dans la cour des Invalides à partir de 16h30.

L'hommage de ses frères d'armes en Isère

Jeudi, un autre hommage lui sera rendu à Varces, en Isère, par ses frères d'armes du 7e bataillon de chasseurs alpins, et sous la direction du général d'armée Pierre Schill.

Le soldat français a été tué au cours d'une opération de reconnaissance et de harcèlement conduite par la force antijihadiste Barkhane dans la région de Gossi, à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso. Plusieurs fois décoré, le caporal-chef Blasco, 34 ans, avait reçu en juin la médaille militaire "pour la valeur exceptionnelle de ses services". "C'était quelqu'un qui avait un parcours opérationnel exceptionnel", selon le colonel Pascal Ianni, porte-parole des armées.

En 2019, il avait sauvé la vie à deux de ses camarades après le crash de leur hélicoptère Gazelle. Grièvement blessé, notamment avec de multiples fractures vertébrales, il avait réussi à les extraire sur une cinquantaine de mètre avant de les installer "de façon un peu artisanale sur les patins" d'un hélicoptère Tigre pour les extraire de la zone de combat, selon l'état-major.

52 soldats français morts au Mali

Sa mort porte à 52 le nombre de soldats français tués au combat au Sahel depuis 2013. Mardi, l'Assemblée nationale a observé une minute de silence en sa mémoire. Sa mort intervient à l'heure d'une réarticulation et d'une réduction du dispositif militaire français au Sahel, dans un contexte très tendu entre Paris et Bamako.

La France prévoit de quitter les bases les plus au nord du Mali (Kidal, Tombouctou et Tessalit), tout en maintenant sa présence à Gao, Gossi et Ménaka. Les effectifs français au Sahel seront réduits d'ici 2023 à 2.500-3.000 hommes, contre plus de 5.000 aujourd'hui.

Article original publié sur BFMTV.com

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