Transphobie: Moreno condamne la une "méprisable" de Valeurs Actuelles, Stop Homophobie porte plainte

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Elisabeth Moreno lors d'une conférence de presse à Paris en novembre 2020 - Jacques WITT © 2019 AFP
Elisabeth Moreno lors d'une conférence de presse à Paris en novembre 2020 - Jacques WITT © 2019 AFP

Élisabeth Moreno a condamné, sans ambages ce jeudi, la dernière une de Valeurs Actuelles sur Twitter, qualifiée de "méprisable". L'hebdomadaire a publié un dossier "transphobe", selon les mots de la ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, portant sur ce qu'il désigne comme "le délire transgenre".

"Ce n'est pas la première fois, mais on ne s'y habitue jamais. S'il faut la chérir, la liberté d'expression n'autorise pas toutes les horreurs. Le mot 'valeurs' est ici vidé de toute sa substance. La transphobie est une réalité qui tue", a fustigé la ministre sur le réseau social.

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Dans son tweet, l'ancienne dirigeante d'entreprise n'a néanmoins pas manqué de recadrer la une du magazine, coupant le bandeau présentant l'interview accordée par le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à Valeurs Actuelles, comme l'ont remarqué certains internautes.

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"La transphobie est un délit puni par la loi"

D'autres personnalités politiques, comme la candidate LFI aux régionales en Ile-de-France Jill-Maud Royer ou encore l'adjoint au maire de Paris Centre Florent Giry s'en sont également pris, sur Twitter, à la couverture et au contenu du dossier réalisé par le magazine.

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L'association SOS Homophobie a aussi rappelé, sur le réseau social ce jeudi, que "la transphobie est un délit puni par la loi".

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Plainte pour injure à raison de l'identité de genre

Les associations Stop Homophobie et Adheos ont, de leur côté, annoncé porter plainte contre l'hebdomadaire pour injure à raison de l’identité de genre, selon un communiqué publié sur le site internet de la première.

"Valeurs Actuelles est un magazine d’opinions classé à droite connu pour ses propos polémiques. Et cette nouvelle UNE s’attaque aux transgenres, qui sont déjà les personnes LGBT (60%) les plus discriminées", expliquent-elles.

Me Étienne Deshoulières, l'avocat des associations, a indiqué dans le communiqué que "les termes 'délire transgenre' employés par Valeurs Actuelles renvoient à un passé récent où les transidentités étaient qualifiées de maladie mentale. Dire d’une personne transgenre que c’est une aliénée, c’est comme dire d’un homosexuel que c’est un pédophile. C’est injurier en procédant à une assimilation abusive."

Article original publié sur BFMTV.com