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TPMP : Cyril Hanouna affirme, à l’Assemblée, qu’« il y a très peu de fake news à l’antenne », dans son émission

MÉDIAS - Après Vincent Bolloré la veille, c’est au tour de Cyril Hanouna d’être auditionné devant les députés de la commission d’enquête sur l’attribution des fréquences télé, ce jeudi 14 mars. L’animateur star de la chaîne, aux manettes de Touche pas à mon poste et producteur, a été interrogé sur plusieurs séquences problématiques relayant des fausses informations en plateau, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

Dans l’empire Bolloré, Cyril Hanouna coûte (un peu) cher mais rapporte surtout très gros

En cause, entre autres, la séquence sur le plateau de TPMP survenue en direct le 12 septembre dernier et portant sur « la drogue du Zombie ». Valérie Benaïm affirmait à l’antenne que ce mélange de Fentanyl et de Xylazine, aux effets dévastateurs pour le corps humain et venu tout droit des États-Unis, avait traversé l’Atlantique. Alors qu’elle évoquait les risques (lésions cutanées et des effets sédatifs sévères), derrière elle défilaient des images de plusieurs personnes supposément sous l’emprise de cette drogue, à Rouen, en Normandie. Sauf que, il s’agissait en réalité comme l’a démontré Libération, dès le lendemain, d’habitants handicapés et d’un passager du métro ivre.

Cyril Hanouna a d’emblée tenu à remettre en perspective que TPMP n’était pas la seule émission à avoir relayé cette fake news et que cela avait été fait « pour le bien » de ses téléspectateurs.

« On n’est pas les seuls à s’être fait prendre par cette fausse information. Mais moi, je préfère toujours mettre en garde les gens contre des drogues plutôt que de ne pas le faire. Je préfère alerter que de ne pas alerter. Cette petite erreur, ce n’est pas le plus grave. C’est plus grave à mon sens de mettre à la une d’un journal qu’on a retrouvé Xavier Dupont de Ligonnès

TPMP et son « énorme processus d’authentification »

Puis, interrogé sur le processus d’authentification des informations qui sont relayées à l’antenne, l’animateur a ensuite tenu à mettre en avant la faille unique d’un système en principe bien rodé. « On donne souvent des scoops, on donne souvent des très bonnes infos, et là, sur le million d’infos qu’on a pu donner depuis 12 ans, il y en a une sur laquelle beaucoup de médias se sont fait prendre, et malheureusement on est tombés dedans. Ce n’est pas un sujet qui a fait beaucoup de temps d’antenne, mais on a fait une erreur ».

Une ? En réalité, les emballements médiatiques et approximations de TPMP sont régulièrement pointés du doigt. En juillet dernier, C8 a écopé d’une amende de 500 000 euros après la diffusion d’une chronique sur « l’adrénochrome », une substance soi-disant prélevée sur des enfants kidnappés.

Cyril Hanouna a tenu à repréciser que les journalistes (ou les chroniqueurs ?) qui préparent les séquences de l’émission étaient très consciencieux, sans pour autant se montrer lui-même très précis sur les processus de vérification : « Il y a énormément de processus d’authentification, comme au Parisien. Ce sont des journalistes chevronnés, qui travaillent, qui essaient de recouper les infos, qui ne croient pas toutes les infos qui sont sur les réseaux, parce qu’on voit tout et n’importe quoi. On essaie de faire un travail de journalisme le plus complet possible. Et c’est vrai qu’il y a très peu de fake news qui passent à l’antenne. »

La fake news autour de la « drogue du zombie » avait déclenché de nombreux signalements et est toujours en cours d’étude par l’Arcom. Des alertes que Cyril Hanouna, à la mémoire sélective, semblait en tout cas ce 14 mars, ignorer.

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