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Du titre olympique avec les Bleus à Kladno, coach Josserand aux sources du volley

Du titre olympique avec les Bleus à Kladno, coach Josserand aux sources du volley

Arnaud, comment jugez-vous la saison régulière de Kladno, deuxième du championnat, sept mois après votre arrivée en République tchèque?

C’est une belle saison. L’objectif de se qualifier pour les demi-finales des playoffs est cohérent. C’est la meilleure saison du club depuis que cette ligue a été créée. Je suis fier de ce que nous avons réalisé, pour un club qui n’est que le cinquième budget de la ligue… même si nous n’avons encore rien gagné. Cette deuxième place en saison régulière ne doit être que le début, je l’ai dit aux joueurs. On n’a encore rien fait.

La saison a été facile?

On avait bien préparé cette année avec de bons matchs amicaux. Et puis on s’est fait éliminer dès notre entrée en lice en coupe nationale, contre un club de Ligue B. Heureusement. Cette élimination nous a fait du bien car elle a piqué les joueurs pour leur rappeler qu’il ne suffisait pas de se présenter sur le terrain pour gagner. Ensuite, on a bien lancé la saison régulière d’ExtraLiga en étant longtemps invaincu et un beau parcours en CEV Cup qui s’est terminé en décembre à Nantes. Sur ces 19 premiers matchs, on n’en a perdu que deux. Et on a continué sur notre lancée.

Quelle a été la recette de coach Arnaud de ce bon classement?

Mes basiques n’ont pas changé. L’équipe était saine dès sa construction. On a pu conserver notre pointu letton, un réceptionner-attaquant finlandais et recruter le capitaine de la sélection tchèque Adam Zajíček. On n’a pas eu de blessé grâce à une bonne préparation physique. On s’est appliqué à bien débuter les matchs, à mettre la pression sur l’adversaire avec notre service, à assurer le side-out (réception du service adverse et attaque). Ensuite, avec les joueurs, je communique beaucoup, j’explique ce que je fais mais je ne me justifie pas. Le travail avec les adjoints a fait le reste.

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A post shared by Viktorija Burakauskas (@toribur) on Jan 21, 2020 at 8:43am PST

Après le titre olympique avec les Bleus, le titre de champion de France 2021 avec Cannes (vous étiez manager général), qu’avez-vous appris en République tchèque?

Les gros mots (rire). Quand Milan Fortunik, alors président-entraîneur du club et mon ancien coéquipier à Nice (1994-1996), m’a contacté fin 2022, il m’a dit que Kladno n’avait pas beaucoup de moyens, c’est le 5e budget national, mais avait beaucoup d’envie. A l’image de l’Arago de Sète, le club réalise un gros travail avec les plus jeunes et son centre de formation. Le travail est érigé en modèle. La salle est pleine grâce aux résultats.

Cela veut-il dire que vous allez rester à Kladno?

Tout est ouvert. On discute avec le club.

En tant qu’adjoint de Laurent Tillie pendant 10 ans chez les Bleus, vous savez ce qu’il se prépare en ce moment à cinq mois des Jeux Olympiques. Comment le staff utilise ce temps avant les JO?

On regarde les perfs des un et des autres, on est vigilant sur les blessures, Laurent appelait régulièrement les joueur ou les médecins. Après sept mois de saison régulière, le staff veut savoir dans quel état de fraîcheur physique sont les Bleus ou bien si le stress de la compétition monte un peu et si la pression commence à se faire sentir. À mon avis, les Bleus sont assez impatients de ce magnifique rendez-vous olympique qui arrive avec le public français. C’est énorme ce qui arrive.

Comment aviez-vous utilisé la VNL avant les JO?

On avait réalisé un gros turnover, ce qui ne nous était jamais arrivé. Il faudra travailler de manière efficace pour les joueurs arrivent en forme, et pas cramé, aux JO de Paris. Sans parler du talent, il faut de la fraîcheur physique et mentale pour aller au bout d’une route olympique. Il faut se dire une chose : en étant pays organisateur et tenante du titre, tout le monde voudra crever la France, si vous me permettez cette petite vulgarité.

Article original publié sur RMC Sport