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TikTok : pourquoi de plus en plus d'institutions veulent bannir l'appli chinoise

Et une institution de plus ! La Commission européenne vient de rejoindre le club - de plus en plus large - des institutions interdisant l'usage de TikTok à son personnel. En janvier, le PDG de la célèbre application de vidéos, Shou Zi Chew, s'était pourtant rendu à Bruxelles pour discuter protection des données et désinformation avec les autorités européennes.

Pas assez pour convaincre la Commission. Elle affirme aujourd'hui dans un communiqué vouloir « protéger les données » de l'institution et « protéger la Commission contre les cybermenaces ».

Fonctionnaires comme employés auront jusqu'au 15 mars pour désinstaller TikTok de leurs appareils professionnels… Mais aussi de leurs appareils personnels s'ils contiennent des applications officielles comme des messageries électroniques ou des applications de visioconférence, d'après un porte-parole de la Commission. Comment comprendre cette décision, motivée par la « protection des données » des institutions ?

1. TikTok est accusé de faire fuir les données

TikTok appartient à ByteDance, une entreprise basée à Pékin. Or, le gouvernement chinois censure Internet et pratique la surveillance en ligne, ce qui se répercute également sur le fonctionnement des sociétés liées à Internet.

Aux États-Unis, TikTok a déjà été surpris espionnant des journalistes, mais aussi permettant à des employés basés en Chine d'accéder à des informations non publiques sur les utilisateurs américains et européens. Dans les deux cas, l'application a re...


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