Tigré. En Éthiopie, une guerre dans les ténèbres

The Continent (Johannesburg)
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Des massacres auraient eu lieu dans le Tigré, où les autorités de la région et le gouvernement se livrent une guerre sans merci depuis dix jours, selon plusieurs organisations. Mais alors que les combats menacent de déstabiliser la région tout entière, aucun journaliste ne peut témoigner de ce qu’il se passe.

Pas de son, pas d’image. “Black-out sur l’information en Éthiopietitre The Continent. Depuis qu’une guerre a été déclarée début novembre, que se passe-t-il dans le Tigré ? “On ne sait presque rien de ce qui s’y déroule. Mais le peu qui nous parvient est suffisant pour être très inquiet”, poursuit l’hebdomadaire panafricain.

De jour en jour, le conflit semble s’aggraver un peu plus, déstabilisant non seulement le pays, mais aussi la région tout entière. Samedi, des roquettes ont touché Asmara, la capitale de l’Érythrée voisine, ennemie jurée du Tigré, selon la radio Erena. Pourtant, depuis le premier jour des combats, seuls des échos de ce qui se passe sortent de cette zone de guerre.

Une région plongée dans le noir

Depuis le 4 novembre et l’annonce par le Premier ministre éthiopien de l’envoi de troupes vers la région nord du pays, les journalistes ont beaucoup de mal à faire leur travail. Comme l’explique The Continent :

L’Éthiopie entrait vraiment en guerre – ce qui voulait dire que les journalistes devaient se mettre au travail. Le problème, c’est qu’ils ne parviennent à recueillir aucune information : pas d’internet, pas de réseau de téléphone portable, pas de téléphone fixe. La nuit, toute la région est plongée dans le noir.”

Cette province autonome est dirigée par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qui fut au pouvoir en Éthiopie pendant près de trois décennies avant qu’en 2018,

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