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“The Last of Us” vu par un scientifique : faut-il redouter une pandémie comme dans la série ?

La mycophobie se répand parmi les spectateurs de The Last of Us. La série HBO, diffusée en France sur Amazon Prime Video depuis le 16 janvier, prend le même point de départ que le jeu éponyme dont elle est l’adaptation : une apocalypse zombie déclenchée par une pandémie due à un champignon parasite du genre Cordyceps.

Chacun des deux épisodes déjà disponibles (un troisième doit être mis en ligne ce 30 janvier) débute sur la mise en scène de personnages scientifiques. Ces derniers dissertent sur la menace posée et font monter l’inquiétude et le suspense en révélant leur impuissance à l’endiguer.

Prenant son courage à deux mains, Claire McNear, la journaliste de The Ringer, est allée interroger un scientifique pour mesurer la crédibilité d’un tel scénario dans la vraie vie.

Matthew Kasson est enseignant-chercheur à l’université de Virginie-Occidentale, ses travaux “s’intéressent au Massospora cicadina, un champignon parasite qui s’en prend aux cigales, altère leur comportement pour se propager et finit par les tuer”. Et sa réponse n’a rien de rassurant : “Pour moi, ce n’est pas tellement tiré par les cheveux. [Avec les champignons] la réalité dépasse bien souvent la fiction.”

Ni la cigale ni la fourmi ne sont épargnées

Le principe d’un parasite transformant son hôte en macabre marionnette existe bien dans la nature, justement dans la famille des Cordyceps évoqués par la série. Certaines fourmis sont des victimes de choix et sont poussées à se laisser mourir sur un emplacement en hauteur. “Une fois que la fourmi est morte, le champignon gicle de son corps violemment, le plus souvent de la tête de la fourmi”, détaille Kasson.

“Ensuite les spores se répandent en pluie sur les fourmis qui se trouvent en dessous et qui ne se doutent de rien.”

Certes la série montre une méthode de propagation active, plus violente encore que les spores, comme on en a l’habitude dans les récits de zombies. Mais, là encore, la réalité n’est guère plus rassurante. L’expert précise que, sur les cigales qu’il étudie, un autre champignon parasite pousse les insectes à une reproduction frénétique. “Et donc, dans ce cas, le champignon se propage de cigale en cigale telle une infection sexuellement transmissible.”

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