Terry Gilliam des Monty Python qui joue dans "Adieu les cons" : "Je suis le porte-bonheur de Dupontel"

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C'est à Londres qu'on le contacte par téléphone. "Je suis coincé ici pendant que ma femme se balade en France, il fallait bien quelqu'un pour garder la maison", lance Terry Gilliam en partant dans un rire frénétique. Le cinéaste de bientôt 80 ans aurait préféré venir nous raconter à Paris pourquoi il a accepté de faire une (toute petite) apparition hilarante, fusil à la main, dans Adieu les cons, la nouvelle comédie noire d'Albert Dupontel. De la même manière qu'il avait déjà joué, à la demande du trublion français, un clochard dans Enfermés dehors (2006) et un serial killer derrière les barreaux dans Neuf Mois ferme (2013). Avec un humour qu'il dégaine pour mieux cacher un certain découragement, l'inusable Monty Python nous explique l'amitié qui le lie depuis plus de vingt ans au réalisateur du corrosif Bernie.

De quand date votre rencontre avec Albert Dupontel?
En 2000, mon ami Terry Jones [son complice des Monty Python décédé en janvier] m'avait poussé à l'accompagner à l'avant-première londonienne du Créateur pour que je découvre son réalisateur français, qu'il considérait comme un jeune auteur formidable. Il avait été bluffé par l'audace de Bernie [1996], c'est ce qui l'avait poussé à incarner Dieu dans ce deuxième film d'Albert. J'en ai pris plein les yeux! J'ai aimé sa façon de se révolter avec une grande tendresse contre les absurdités du genre humain. Mieux : il arrivait à faire rire tout en choquant avec une violence très crue. Un ­mélange que l'on ­observe rareme...


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